Mouvements dans les écoles : craindre le syndrome de février 2016

C’est le mépris et l’arrogance ajoutés à l’absence d’une politique d’anticipation qui ont été la cause du départ d’Ibrahima Kourouma et de son frère de la Fonction publique Sékou Kourouma. Ces deux ministres et celui du Travail Damantang Camara avaient mal négocié le virage avec les syndicalistes et les enseignants contractuels. Ils ont joué à l’usure, finalement, les deux Kourouma ont été sacrifiés, Damantang, rescapé du décret.

Presque un an après le chambardement, on ne semble pas encore en tirer les leçons. Actuellement, on est dans le même contexte. Les enseignants sont insatisfaits mais divisés par le syndicat. Dans bien des écoles, il n y a pas de maîtres. Une réelle cause pour les élèves de créer le désordre. Certains craignent le syndrome de février 2016 avec la gestion hasardeuse et méprisante de la crise qui a fini par emporter deux ministres.

Ibrahima Kalil Konaté, remplaçant d’un autre Ibrahima, aujourd’hui repêché et remis en selle à l’Aménagement de la ville, opte pour la même politique que celle qui a coûté le poste aux ministres partants : le déni et le mépris. Au lieu de rencontrer les mécontents, K au carré et ses affidés nient la perturbation des cours dans les écoles. Pourtant, ces derniers jours, des écoles ont été caillassées, des pneus calcinés et c’est la débandade des mineurs avec de gros risques d’enlèvements et d’accidents de la route. Tout est parti d’un avis de grève qualifiée d’illégale par le ministre du Travail et par une partie du syndicat du système éducatif.

A défaut de table de négociations, les autorités du Pré-universitaire et du Travail se cloîtrent dans leurs bureaux en observant de loin, le mouvement de foules et l’anarchie créée. On craint vraiment un sérieux débordement. Et un effet de contagion inconvenable.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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