Vers la suppression des bourses estudiantines

Les réformes engagées au niveau de l’Enseignement supérieur feront certainement des heureux et des malheureux. Les heureux ? Ceux qui bénéficient de l’augmentation substantielle de primes : de 30 mille GNF à 6 millions GNF pour les maîtres assistants ; de 40 mille GNF à 8 millions GNF pour les maîtres de conférence ; et de 50 mille GNF à 10 millions GNF pour les professeurs. La mesure signée en juillet-août doit rentrer en ligne de compte, à partir de janvier 2018.

Les malheureux ? Ce sont d’abord les assistants : « Ils n’ont pas été exclus. Pour parler d’exclusion, il faut y avoir droit. Les assistants, du point de vue de la loi, ne sont pas des titulaires de l’enseignement supérieur. Les titulaires sont les Maîtres-assistants, les Maîtres de Conférences et les Professeurs », tranche le ministre Yéro Baldé. Et comme le malheur ne vient jamais seul, les étudiants sont également visés, avec notamment la suppression des bourses qui pointe à l’horizon.

Le patron de l’Enseignement supérieur est formel : « L’Etat guinéen ne peut se permettre la continuation d’une telle politique, parce que cela n’existe nulle part ailleurs. En 2017, 85% des 1 300 milliards GNF que l’Etat a mis dans les Universités publiques a servi à payer les bourses d’entretien des étudiants. Le ministère de l’Enseignement supérieur prépare un projet de décret sur les bourses. Ce projet va permettre de clarifier la typologie des bourses, déterminer les conditions d’accès, de maintien et de suppression de la bourse. » Pour quel objectif final ?

Yéro Baldé justifie sur média Guinée : « Utiliser l’argent public rationnellement en donnant la bourse d’entretien à ceux qui le méritent et qui étudient dans des options de priorité nationale. Les économies réalisées doivent permettre de qualifier la formation par la construction de nouvelles infrastructures, des équipements de pointe, la formation des formateurs, l’introduction des TIC dans la formation et les apprentissages et l’accompagnement des diplômés pour une insertion réussie des diplômés. »

A bon entendeur salut !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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