Nuance entre l’UFDG et un de ses avocats autour du cas Thianguel

Il y a une seule convergence de vues entre le maitre Elhadj Diouf, l’un des avocats de l’UFDG et cette grosse formation politique d’opposition. Il s’agit de la condamnation de Souleymane Thianguel Bah, l’ex-chargé de communication du parti de Dalein Diallo. Le reste, en l’occurrence, le motif du départ, de la fuite (c’est selon qu’on soit du pouvoir, de la bande des frustrés ou de l’opposition) du M. Com de l’UFDG trouve une certaine dissonance : « Thianguel  est en exil forcé. »

Fodé Oussou Fofana n’est pas du même avis. Fuyard ou malade ? Le vice-président est sans ambages : « Aujourd’hui, Bah Oury s’en prend à Thianguel. Pourtant, c’est un homme d’honneur, qui mérite respect et considération. Tout le monde sait qu’il est souffrant. Nos avocats ont reçu sa convocation au moment où Thianguel était parti à l’étranger pour se soigner. Il ignorait qu’il était convoqué. » Pour Bah Oury, « Le responsable communication de Cellou Dalein Diallo est inculpé de complicité d’assassinat et de tentative d’assassinat. Il a été convoqué par les enquêteurs de la Brigade des investigations criminelles de la Gendarmerie. »

Mais, ajoute-t-il, il a systématiquement refusé de se présenter et « depuis lors, il a pris la fuite afin de se soustraire aux questions des gendarmes. » Bah Oury se dit donc « effaré de constater que M. Souleymane Bah Thiaguel a bénéficié d’une large mansuétude de la part des autorités judiciaires. »

Suite à la condamnation de Souleymane Thianguel, l’UFDG déclare :  « Ce verdict a été accueilli par nous avec un grand choc, une grande déception. Ce monsieur ainsi condamné n’a même pas été cité comme témoin n’a jamais été entendu par  un juge d’instruction, il est absent du pays pour des soins médicaux (…) et  n’était même pas présent sur le lieu du crime. »

Déjà, les avocats de l’UFDG ont fait appel. « Nous menons des démarches dans le sens que la justice autorise de faire. Donc partout avec tous nos moyens légaux possibles nous nous battrons pour que justice soit rendue. De cette manière, nous allons amener notre justice à se corriger graduellement. Nous ferons recours à elle dans tous les cas de figure et c’est à travers cela qu’elle sera amenée à se corriger et à s’améliorer. Nous n’avons pas d’autres recours que celle-là », déclare Chérif Bah sur africa Guinée.  « Si nous n’avons pas d’autres solutions, bien-sûr il y a d’autres recours qui pourront exister mais à l’étape actuelle nous sommes en Guinée avec notre justice », prévient l’UFDG.

 

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

 

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