Obama retrouve ses « bro » Macron et Hollande : « T’as vu le râteau qu’il met à Sarko ? »

L’avantage d’avoir été président des Etats-Unis, c’est que l’on a des amis partout. Hormis à Pyongyang, Caracas ou Karachi, Barack Obama est toujours le bienvenu dans le monde entier. Rien de plus simple pour lui que de passer un week-end à Paris. Il y compte de sacrés « buddies ». Entre une conférence à New Delhi ce vendredi 1er décembre et un dîner de l’Economic Club de Chicago le 5, Barack Obama fera escale à Paris ce samedi. Plus jet set, tu meurs !

Invité pour une causerie par l’association des Napoléons, un épatant réseau d’innovateurs de la révolution numérique qui le réclame depuis 2015, l’ex de la Maison-Blanche en profite donc pour faire la tournée des potes. Quoi de plus naturel ? Il est attendu par Emmanuel Macron pour un « déjeuner privé ». Puis filera goûter avec son ex-camarade de sommets internationaux François Hollande, fraîchement distingué par le Prix de l’humour politique pour l’ensemble de sa carrière. Doté d’un humour pince-sans-rire digne de Broadway, Obama adore l’esprit 100% français !

En revanche, il ne goûte guère la compagnie de Nicolas Sarkozy, qu’il a connu dans le passé mais préfère désormais snober. Entre ces deux-là le courant n’est jamais passé. Sarko, qui préférait Bush, a toujours un peu jalousé la classe d’Obama. Et malgré ses efforts, il reste nul en anglais…

Un Kennedy venu d’Amiens

Avec le crack Macron, au contraire, le coup de foudre fut immédiat. Il est antérieur à l’élection présidentielle de mai dernier. Deux jours avant le premier tour, Barack avait passé un coup de fil à Emmanuel depuis le bureau ovale de la Maison-Blanche qu’il occupait encore. Il ne s’agissait pas de lui apporter un soutien mais seulement de s’entretenir de la « campagne électorale » et de « l’avenir de l’Europe »… En Marche ! n’avait pas manqué d’en faire état dans un communiqué triomphal. Le soutien, le vrai, est venu entre les deux tours : Obama enthousiaste s’est clairement prononcé en faveur du candidat « et de droite et de gauche » pour faire barrage à la populiste Le Pen.

Bien vu. Depuis le 7 mai, Emmanuel Macron a tout bonnement remplacé Maurice Chevalier et Jean Dujardin dans le cœur des américains. Un Kennedy venu d’Amiens ? Qui l’eût cru ? Coverisé par le « Time Magazine », il est devenu un marqueur de coolitude au pays des self made men et des startups. Aujourd’hui, Obama lui-même peut trouver un bénéfice d’image à s’afficher à ses côtés !

Du point de vue de Macron, l’intérêt n’est pas moindre : qui de plus swag que Barack ? Surtout depuis l’élection de Donald Trump… A l’évidence cette rencontre privée avec le 44e président des Etats-Unis constitue un pied de nez adressé au 45e. Les deux copains ne manqueront pas de clasher le twitto lourdaud qui vasouille dans la West Wing. (« T’as vu comment Theresa May l’a rembarré ?!« )

400.000 dollars la conférence

Après ce subtil rendez-vous diplomatique dont le lieu n’a pas été précisé, Obama pourra se détendre. Officiellement, il doit parler « fondations » avec François Hollande. Quelle barbe ! Mais ce motif bidon n’est destiné qu’à masquer un ordre du jour secret : se remémorer encore une fois ce fameux dîner du G8 ou François Hollande avait inversé les contenus du poivrier et de la salière sur la table des maîtres du monde… Après s’être servie, Angela Merkel, cramoisie, avait failli tomber à la renverse en avalant son veau Stroganoff sous le regard désapprobateur de Vladimir Poutine. « Do you remember François ? » Quelle poilade !

Restera à régaler de quelques « jokes » façon »late night show » les businessmen français réunis à l’auditorium de Radio France. Stéphane Richard, le patron d’Orange croisé lors d’un G7, animera la causerie. Le montant des honoraires versés à l’inventeur de l’Obamacare n’a pas été révélé. Mais un speech comparable  prononcé à Wall Street a rapporté 400.000 dollars au conférencier… Sa tâche accomplie, Obama le bienheureux pourra s’en retourner en première classe rejoindre son cottage à 8 millions de dollars dans le quartier le plus huppé de Capitol Hill. So long, Barack !

Sylvain Courage

Sylvain Courage
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