ONU : Le discours fort d’Angelina Jolie contre la violence sexuelle

Dans un discours puissant lors de la conférence de paix des Nations Unies mercredi à Vancouver, Angelina Jolie, qui occupe la fonction d’Envoyée spéciale du HCR, a appelé les diplomates en charge des conflits internationaux à prendre sérieusement leurs responsabilités dans la pénalisation et la prévention des violences sexuelles.

Considérant que la violence sexuelle est « un obstacle critique à l’égalité femmes-hommes et aux droits humains », Jolie déclare : «C’est moins cher qu’une balle et les conséquences dans la durée rende le viol cruellement efficace ».

L’actrice a pointé du doigt les déplacements massifs des Rohingya en Birmanie. « Quasiment chacune des femmes réfugiées a survécu ou a été témoin d’un viol. Ces viols sont faits pour torturer, terroriser, humilier et forcer les gens à fuir. Cela n’a rien à voir avec le sexe. Cela a tout à voir avec l’abus de pouvoir. C’est un comportement criminel ».

Un abus de pouvoir

Jolie a fait un fait un parallèle avec le mouvement de libération de la parole contre les hommes puissant de Hollywood. Au sujet du scandale Weinstein, elle avait déclaré au New York Times avoir eu une mauvaise expérience avec Harvey Weinstein qui l’a conduite à ne plus vouloir travailler avec lui.

«Trop souvent, ce genre de crimes contre les femmes sont moqués, décrits comme des offenses mineures par des gens qui ne peuvent se contrôler, qui sont malades ou qui ont des besoins sexuels excessifs ». Mais un homme qui traite mal une femme n’est pas hypersexué. Il est abusif ».

Angelina Jolie a critiqué les leaders internationaux, qui considèrent les violences sexuelles comme une conséquence inéluctable des conflits, plutôt que d’en faire une question centrale des négociations de paix et d’envisager des sanctions. «C’est très dur d’agir, mais ce n’est pas impossible. Nous avons des lois, des institutions et une expertise pour rassembler des preuves. Nous sommes capables d’identifier les coupables. La seule chose qui manque c’est la volonté politique» a-t-elle conclu.

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