Où le SLECG va-t-il puiser du soutien ?

Le mouvement de grève déclenché par le SLECG depuis deux mois maintenant est loin de s’estomper. Le camarade Soumah que rien semble faire plier cherche des soutiens au niveau de l’USTG, l’autre grande formation syndicale dont il est d’ailleurs membre dirigeant.

Et pour prouver qu’il ne s’arrêtera pas en si bon chemin, Aboubacar Soumah veut aussi l’adhésion des écoles privées : « Je lance un appel au privé. Je demande aux fondateurs de bien vouloir fermer les écoles privées. Déjà si les écoles publiques sont fermées, les privées aussi doivent fermer parce qu’il n’y aura pas d’examens quand l’année blanche est proclamée. Dans ce cas, et les écoles publiques et les écoles privées, tout le monde sera classé dans le même cadre. Donc, qu’ils nous comprennent et qu’ils ferment les écoles privées. » On n’a pas encore senti des échos favorables dans le privé. Mais au niveau de l’USTG, à la télévision nationale, des leaders syndicaux ont demandé au gouvernement de revenir autour de la table afin qu’une issue négociée soit trouvée.

Du côté de la mouvance, on opte pour le mépris : « J’ai dit qu’il y a 15 % qui ne sont pas en classe. Et jusqu’au 15 décembre, vous verrez. Mais  la loi aussi est claire. Le travailleur a le droit d’aller en grève. Mais, pendant la période de grève, l’employeur est dispensé du payement de salaire pendant la période de grève. C’est l’article 431 en son aliéna 8 qui le dit. C’est aussi clair. Nous, on négocie le possible. L’impossible ne se négocie pas. Ils sont venus avec l’impossible. Donc, on ne va pas négocier. Une année blanche, si c’est ça leur vœu, après l’année blanche, eux, ils auront un travail blanc parce qu’on aura le temps d’en recruter et de former », lance Damaro Camara.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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