Ousmane Gaoual, dans les plumes de Kondiano

Le député UFDG de Gaoual est vraiment insaisissable, inoxydable et inénarrable. Ousmane Gaoual Diallo dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Aucun secteur, aucune institution ne sont épargnés. Le président de l’Assemblée nationale en a eu pour ses grades. Claude Kondiano, encore une fois est devenu le jeu favori de ce député intraitable. Il lui a volé dans les plumes. Sans grand ménagement. C’est à la faveur de la Loi des finances initiale 2018.

Extrait : « Vous savez tous que la loi des finances, tous les paramètres légaux ont été violés par Kory Kondiano et l’équipe dirigeante de l’assemblée nationale. D’abord vous savez que la loi exige l’examen de la loi de finances dans 60 jours, on ne regarde pas le budget après 60 jours, on doit l’étudier, le travailler, le valider 60 jours seulement, alors que la session budgétaire dure 90 jours, c’est-à-dire que 30 jours sont réservés à d’autres lois mais là, on ouvre le 5 Octobre et on passe plus de 60 jours à examiner une seule loi. On viole la procédure et on viole les règles. »

Et le député d’ajouter : « On n’examine rien du tout, mais on attend juste l’instruction du vote du Président de la République au niveau de la mouvance et puis du coup, ils se lèvent comme un seul homme, et puis ils votent. Il y a l’opposition dans tout ça qui essaye d’apporter de façon très objective une lecture de la situation en tenant compte des contingences, en tenant compte des efforts, en tenant compte de l’attente des populations guinéennes. » Un aveu d’impuissance : « Ce n’est pas facile parce que dans ce rapport-là, il faut dire est-ce qu’on vote pour valider la politique du gouvernement, certainement pas. Mais est-ce qu’on vote pour octroyer du budget, pour que vous ayez une petite subvention pour que l’école puisse avancer etc. Comment on fait lorsque ceux qui gouvernent se distinguent par la pure des manières, c’est très difficile, ça veut dire que l’opposition guinéenne aujourd’hui est dans un contexte où il y a un peuple qu’il doit défendre, et ceux qui gouvernent, qui font tout le contraire de la défense du peuple, et qui sont au moyen les responsables de l’élaboration de cette politique financière du pays. »

En désespoir de cause, «C’est dans cette situation que nous essayons dans la mesure du possible de réorganiser les finances publiques, et de donner un petit quitus quand c’est nécessaire pour que les Guinéens ne souffrent pas. »

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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