Ousmane Kaba : le jour d’après !

Ousmane Kaba comme Jean-Pierre Chevènement n’es pas prêt à se laisser « caricaturer par des lâches, des snobinards, des politiciens à bout de souffle suivis par des cohortes d’arrivistes prétentieux. » L’ex-allié du RPG qui avait cru en son allié avait même fondu son parti dans l’arc-en-ciel. Près de 7 ans après cet acte politique soldé aujourd’hui par un chambardement sans précédent a fini par inspirer le nouveau président du PADES en quittant tout bonnement le navire aux couleurs fanées.

Le jour d’après, Ousmane Kaba comprend que : « Le vrai politique, c’est celui qui sait garder son idéal tout en perdant ses illusions. » Les illusions perdues, le Dr Kaba se tient droit dans ses bottes. Sans perdre de vue que désormais, comme les hostilités sont ouvertes, tout est bien possible. Et tous les coups sont permis. Y compris les plus fatals allant jusque dans la bonne marche de l’Université de Koffi Annan de Guinée où, on le sait la Faculté de médecine est déjà élaguée. Au motif que cette année point de médecins dans les Universités privées. Ousmane Kaba semble se préparer à toutes les autres éventualités.

La gouvernance actuelle qu’il peint au noir est loin de rassurer : « La situation politique, sociale et économique de notre pays est préoccupante. Les différents partis politiques, la société civile et les citoyens restent profondément divisés sur la démocratie et l’Etat de droit, la marche des institutions républicaines, la nature et le calendrier des élections locales sans parler des méthodes de gouvernance. »

Comme si cela ne suffisait pas pour tourner carrément le dos à la gestion d’Alpha Condé, Ousmane Kaba regrette le fait que « la croissance économique reste faible voire même nulle, le chômage des jeunes et des femmes explose car le secteur privé, seul pourvoyeur d’emplois est brimé, la santé et l’éducation dans tous les compartiments sont abandonnées. »

Pour Ousmane Kaba, « Le Gouvernement est incapable financièrement de satisfaire les besoins d’infrastructures du pays d’où l’état de délabrement des routes et du chemin de fer, l’absence de barrages hydroélectriques en région forestière et en Haute Guinée, le sous-investissement dans les secteurs porteurs comme les nouvelles technologies, l’agriculture, l’élevage et la pêche. »

Avec de telles sorties qui peuvent créer de la sueur froide au dos des courtisans de la République ainsi qu’au niveau de leur bienfaiteur Ousmane Kaba se positionne et renvoie en lui les espoirs de bien des Guinéens. Allons donc !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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