Oyé Guilavogui : “Un franc la seconde, ça ne représente rien”

Depuis l’entrée en vigueur le 1er juillet de la loi instituant la taxe sur la communication, adoptée en mars dernier par l’Assemblée nationale, les usagers de la téléphonie mobile ne décolèrent pas. De la rue à la toile, de nombreux Guinéens ont exprimé leur incompréhension face à cette nouvelle stratégie de l’État pour redresser l’économie nationale.

Pour justifier la démarche, le ministre des Nouvelles technologies de l’information et de la télécommunication a animé un point de presse ce vendredi à Conakry. Oyé Guilavogui a rappelé que “la Guinée a été frappée de plein fouet par l’épidémie d’Ebola. Cette épidémie a causé d’énormes dégâts. L’économie est sérieusement foudroyée. Ce qui a handicapé l’État, qui ne lui a pas permis d’exécuter le budget dans sa partie recette”.

Il a même minimisé l’impact que la taxe aura sur le pouvoir d’achat des citoyens. “Il s’agit de prélever 1 franc la seconde et 60 francs par minute d’appel téléphonique. Un franc la seconde, ça ne représente rien”, a-t-il argumenté. Mais le ministre reconnait au passage que cette ‘minime somme’ “peut renflouer les caisses de l’État”. M. Guilavogui a fait savoir que la Guinée n’est pas le seul pays à instaurer ce type de taxes. “Partout ailleurs lorsqu’une épidémie s’abat dans un pays, l’État fait appel à des mesures d’urgence… C’est de voir dans quelle mesure l’État peut mobiliser des recettes pour pouvoir respecter le budget en cours. La Guinée n’a pas fait exception”, a-t-il conclu.

Comme on vient de le voir donc, la taxe sur la communication sera bel et bien appliquée sur les appels téléphoniques. Tant pis pour les pauvres et adieux les conversations de longue durée.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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