Panique dans les écoles de Conakry: Les vendeuses pointées du doigt

Depuis le mardi 10 février 2015, les écoles de la capitale guinéenne, pour la plupart ne connaissent pas de la quiétude. Comme nous vous le disions précédemment, une panique sans précédent s’en est emparée suite à des rumeurs faisant état de la désinfection des écoles par des équipes de la croix rouge.

La même panique s’est poursuivie ce mercredi dans bon nombres d’autres d’établissements. Interrogé sur l’origine de ces rumeurs, le directeur communal de l’éducation de Matoto, la plus grande de la capitale accuse directement les vendeuses d’aliments dans les écoles, en représailles de  leur interdiction de vente, une des mesures de prévention contre Ebola. « Je pointe un doigt accusateur sur les femmes vendeuses. C’est elles qui sont en train de nous déstabiliser puisqu’on leur a interdit l’accès aux concessions scolaires. Donc, elles sont aux abords, à 10 mètres, 15 mètres. Quand l’heure de la récréation arrive, on ferme les portails et que les enfants ne viennent pas les rejoindre là où elles sont tapies, donc elles font passer des rumeurs, comme quoi un véhicule vient de passer, ça contient de virus… Les parents sont paniqués, chacun quitte le marché pour venir chercher son enfant… Nous comptons prendre des mesures idoines pour faire face à cette situation » a expliqué Ibrahima Kalil KONATE.

Et le directeur communal de l’éducation de Matoto d’ajouter: « Je lance un appel aux parents d’élèves. Je leur demande de rester sereins, de ne pas céder à la panique« . Ibrahima Kalil KONATE a laissé entendre qu’il n’est pas exclu que soit levée la mesure restrictive sur les vendeuses d’aliments.   

 Oumar Rafiou DIALLOm www.kababachir,com

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