Papa Koly en colère contre les observateurs de l’UE : ‘’ Ils utilisent un langage diplomatique pour qualifier les élections’’

Au cours d’une sortie médiatique, le président du parti Générations pour la Réconciliation, l’Union et la Prospérité (GRUP) s’en prend aux observateurs de l’Union Européenne. Arrivé 5ème au scrutin présidentiel du 11 octobre dernier, Papa Koly Kourouma doute fort de la sincérité des observateurs internationaux.

‘’Si ça ne tenait qu’à moi il n’y aurait eu aucun observateur international ici pour superviser ces élections. Ces gens font partie du système que nous sommes en train de combattre. Est-ce que même une seule fois on a demandé à des Guinéens d’aller superviser des élections qui se passent chez eux ? (…) C’est un langage diplomatique qu’ils utilisent pour qualifier les élections. Ils disent souvent que les irrégularités constatées n’entachent pas la crédibilité du scrutin. C’est un langage diplomatique.’’

Selon le candidat du GRUP, ‘’ ces observateurs sont beaucoup plus fréquents dans les hôtels que sur le terrain. Le ministère de l’Administration du territoire devrait à lui seul être en mesure d’organiser des élections nationales sans qu’on ne fasse appel à une CENI politique. On doit apprendre à faire confiance à nos institutions. (…)’’ a –t-il estimé.

Par ailleurs, le leader du GRUP égrène des irrégularités constatées au cours du scrutin: ‘’ Au nombre des manquements, il y a la distribution sélective des cartes d’électeur, l’éloignement des électeurs de leurs bureaux de vote, l’absence des kits et l’ouverture tardive des bureaux du vote le jour du scrutin. Il y a également les bulletins pré-cochés, le vote multiple, l’implication de l’administration, des ministres, l’usage abusif des moyens financiers de l’État…’’.

Enfin, Papa Koly Kourouma  justifie pourquoi il a déposé un recours à la Cour Constitutionnelle :‘’Nous avons saisi la Cour constitutionnelle pour des raisons juridiques. En plus, ce serait prématuré de dire que la cour nouvellement constituée qu’elle est à la solde du régime. En tant que républicain, c’est la voie à suivre. Nous avons un dossier béton, la cour doit prendre ses responsabilités pour rentrer dans l’histoire. »

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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