Pas de dialogue tant que l’UFDG a le couteau à la gorge (Dalein)

La réponse était attendue, elle est enfin là : « C’est le Conseil politique réconcilié et résolu qui a décidé que le Parti s’abstiendra de parler de dialogue tant qu’il a le couteau à la gorge, c’est-à-dire, tant que nos militants et nos cadres arbitrairement arrêtés resteront en prison, tant que les locaux abritant notre siège et nos bureaux seront fermés et occupés par les Forces de défense et de sécurité, tant que les droits et libertés de voyager du Président, de sa femme et de ses collaborateurs sont suspendus. »

Il y a juste quelques jours, dans une déclaration publiée,l’UFDG invite ses membres à «s’abstenir de tout commentaire sur le sujet du dialogue politique et social tant que les cadres de l’UFDG et l’ANAD sont maintenus en prison ; les bâtiments abritant le siège et les bureaux du Parti sont fermés et occupés par les forces de défense et de sécurité; le président du Parti, son épouse et certains de ses proches seront privés arbitrairement de leurs droits et libertés de voyager ».

Quelques jours après, une rencontre, après celle du Cardinal Rober Sarat, réunit CellouDalein Diallo, le principal opposant du président Condé (qui revendique toujours la victoire à la présidentielle du 18 octobre 2020), et plusieurs diplomates étrangers, en l’occurrence les Ambassadeurs des Etats-Unis, de l’Union européenne, du coordinateur du système des Nations Unies et du représentant de la CEDEAO en Guinée.Dalein Diallo, l’homme qui avait menacé de n’écouter personne, pour avoir tant plaidé pour un climat politique paisible, sans succès ne semble pas s’émouvoir devant ses hôtes.

Il s’est contenté d’une réaction laconique : « Nous avons échangé sur la crise socio-politique qui prévaut actuellement dans notre pays et sur les voies et moyens susceptibles de conduire à l’apaisement et au retour de la confiance entre les acteurs politiques », a annoncé CellouDalein Diallo, avant de préciser :« Pour l’UFDG, le retour de la paix et de la confiance passent nécessairement par la justice et le respect de la Constitution et des lois de la République. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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