Passe d’armes entre le PEDN et l’UFR : Que s’est –il passé entre les deux formations ?

Entre l’UFR de Sidya Touré et le PEDN de Lansana Kouyaté, ce n’est plus le parfait amour. Les deux formations dirigées par les deux anciens Premiers ministres de Lansana Conté, se livrent depuis quelques jours, à une guerre par médias interposés. Et pour cause, le PEDN accuse le Maire de Matam, qui est de l’UFR d’avoir refusé une cérémonie que le parti de Lansana Kouyaté voulait organiser dans la Commune.

Très remonté contre cette décision du Maire de Matam, issu de l’UFR, le chargé de communication du PEDN parle déjà d’une guerre ouverte entre ces deux formations :

« L’UFR vient de nous livrer une guerre politique, et on va la mener. On va la mener sur tous les terrains. L’UFR n’est plus un ami, il est devenu un ennemi. Nous allons aussi nous battre pour l’abattre politiquement sur le terrain », prévient Faya François Bourouno.

A l’origine du coup le PEDN, des ‘’manœuvres’’ de l’UFR, l’empêchant à organiser une cérémonie d’adhésion de nouveaux adhérents au parti à Matam.

Pour le responsable de la Communication du PEDN, c’est une guerre ouverte.que l’UFR livre à sa formation politique

« Notre fédération nouvellement installée à Matam, avait initié l’investiture de nouveaux membres. Nous avons pris l’initiative d’écrire au maire. Celui-ci a catégoriquement refusé d’accorder la tenue de cet événement d’investiture… Ce refus veut dire que l’UFR nous livre la guerre et empêche notre évolution sur le terrain alors qu’il y a quelques jours, l’UFR prenait contact avec nous pour nouer des alliances, afin de former la troisième voix. Nous avons pris la décision de rompre toute discussion avec l’UFR », jure le directeur de la communication du PEDN.

En réaction à cette sortie médiatique de François Bourouno, l’UFR de Sidya Touré donne sa version des faits :

« Parce que la réalité est que le parti nous a adressé deux correspondances. Dans la première, ils ont fait mention de l’organisation d’une cérémonie à Coleah, sans pour autant préciser les lieux. Le maire a demandé qu’il précise le site, parce que Coleah est très vaste. Et dans la deuxième correspondance, ils ont parlé de Bonfi tout en précisant que c’est à la Maison des jeunes sise à Bonfi port. Mais le chef de quartier n’en était pas informé. Le maire a dit que pour qui connait Bonfi, il se peut qu’il y ait coïncidence d’événements, parce que c’était le 29 décembre qu’ils avaient retenu à cet effet. Donc, il faudrait que les autorités locales soient imprégnées pour éviter qu’il y ait accrochages entre les organisateurs des événements », explique, Mamadou Yansané, chargé de la Communication de la mairie de Matam.

« Ensuite, poursuit-il, le maire leur a demandé de se mettre en règle. Parce que pour une telle organisation, il faut cinq signataires. Et sur ces cinq, il faut forcément que trois résident à Matam, puisqu’en cas de dérapage, ce sont ces trois qui doivent être interpellés.  Or, sur leur lettre, il n’y avait qu’un seul signataire. C’est cette lettre qui leur a été adressée pour demander de se mettre en rapport avec le chef du quartier. Et ils ne sont plus revenus ».

A rappeler que ce bras de fer entre ces deux formations intervient à un moment où les tractations sont en cours pour la désignation des membres de la CENI.

L’opposition et la mouvance présidentielle devront chacune désigner 7 membres qui vont s’ajouter aux deux venant de la Société civile et un de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation pour compléter les 17 Commissaires de la CENI.

Jusqu’où ira ce bras de fer ?

Attendons de voir.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.