Pays de merde de Trump : fallait-il vraiment s’offusquer ?

Le président américain continue d’alimenter la chronique avec ses « Pays de merde ».  En Afrique, des voix se sont élevées notamment à l’Union africaine, au Sénégal et bien ailleurs. La Guinée, on a préféré réagir avec prudence, à travers le porte-parole du gouvernement dans la presse en ligne. En toute discrétion. Mais, en réalité, fallait-il vraiment s’offusquer quand on sait qu’il y a bel et bien des pays de merde?

Le simple fait de prononcer Pays de merde provoque la répulsion. Et pourtant, « Le temps est venu de s’interroger sur les fondements de ces offenses et de ce mépris.Ce n’est pas parce que Donald Trump est ce qu’il est que l’on ne devrait pas s’interroger sur ce qu’il peut y avoir de vrai ».

Un pays qui fait voter une Constitution par son peuple et qui tue celui-ci au mépris de cette même Constitution, au nom d’une prétendue gouvernance est bel et bien un pays de merde. Un pays dont le premier responsable ne pense qu’à s’enrichir et enrichir ses proches sous le fait de la corruption, du vol, des détournements, de la corruption, etc., est un pays de merde. Un pays dont un opposant historique vient au pouvoir pour s’éterniser sur les rênes est un pays de merde. Enfin, un pays dont les ressources du sol et du sous-sol ne servent qu’à un clan, contraignant les autres à l’exil, à la pauvreté ou à la rébellion est naturellement un pays de merde.

Selon un analyste, « C’est le déshonneur de quelques-uns des Présidents africains qui ternit perpétuellement l’image de tout le continent. Le type d’amalgames dont se délecte Donald Trump se nourrit des élections frauduleuses ; des gaz lacrymogènes dont on abreuve systématiquement les manifestants pacifiques dans certains pays ; de la confiscation du pouvoir par un clan, une famille. Et aussi des élections volées, et tant d’autres comportements, que dénoncent régulièrement les populations, les défenseurs des droits de l’homme, les Eglises, etc. »

Qu’on ne s’offusque donc pas si Trump qualifie certains pays de merde. Il y a bien une part de vérité.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.