Pita : les conducteurs de taxi-motos victimes de stigmatisation à cause d’Ebola

La présence d’un cas mortel d’Ébola dans la préfecture de Pita constitue un calvaire pour une certaine catégorie socioprofessionnelle. Taxés d’avoir transporté la première victime de cette maladie dans la commune urbaine, les conducteurs de taxi-moto disent être victimes de stigmatisation de la part des populations.
« Depuis que les rumeurs ont commencé les gens viennent rarement vers nous maintenant. Parce qu’ils disent que c’est sont les conducteurs de taxi moto qui ont la maladie (NDLR : Ebola) » témoigne Bah Boubacar avant de révéler la cause de cette stigmatisation, « c’est deux jeunes qui ont transporté une passagère ici la nuit, ils sont parti vers Guémé. Arrivé sur les lieux, ils ont déposé la passagère malade et le lendemain, elle est décédée. Les gens disent qu’elle est morte d’Ebola, mais nous, on ne sait pas ».

Selon des sources concordantes jusqu’ici, la plupart des personnes ayant rentré en contact avec la défunte venue de la Sierra Leone n’ont pas été retrouvées. Ce qui dénote à suffisance que la situation reste encore serrée même si jusqu’ici les 16 personnes qui sont sous surveillance n’ont été pas libérées.

Sally Bilaly Sow, correspondant kabanews à Labé

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.