Plusieurs cas d’incendie enregistrés ces derniers jours à Conakry

Un incendie s’est déclaré dans la matinée de ce mercredi 24 février au 3e étage du Palais du Peuple qui abrite l’Assemblée nationale. Selon des sources proches du parlement, c’est la mauvaise installation électrique du bâtiment qui serait à l’origine de cet incendie, vite maitrisé par les sapeurs pompiers arrivés peu après le déclenchement du feu. S’il n’y a pas eu des dégâts — matériels et humains, ce nouveau fait divers n’est cependant pas isolé.

Au contraire, en moins d’une semaine, c’est près d’une dizaine d’incendies qui ont été répertoriés à Conakry sans parler de plusieurs autres cas survenus à l’intérieur du pays. De l’agence de la Bicigui au quartier Koulewondi (Kaloum), vendredi après-midi, aux quinze kiosques à Enco5 (Ratoma), lundi matin, en passant par une concession à Dabompa (Matoto), dans la nuit de lundi à mardi, partout on désigne la cause : un «court-circuit». Et souvent, les secouristes arrivent plusieurs heures après l’apparition des premières flammes.

Rarement une semaine ne s’écoule sans qu’un cas d’incendie ne soit répertorié dans la capitale. Les mauvaises installations électriques dans les différentes maisons et la disponibilité du courant électrique suite au lancement du barrage hydroélectrique de Kaleta au deuxième semestre de 2015 — ne font qu’accroître la menace.

Malheureusement, la ville de Conakry n’est pas la seule à être touchée par le phénomène. Dimanche dernier, un feu de brousse a coûté la vie à deux personnes à Macenta. Les installations de l’ancienne usine de thé a également été détruit par les flammes. En dépit des conséquences (humaines et matérielles) souvent lourdes, les autorités ne font pas grand-chose pour combattre le phénomène. Les secouristes sous-équipés arrivent souvent en «docteur après la mort». C’est à se demander qui sera la prochaine victime…

Thierno Diallo, Kababachir.com

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