Pour Sylla (UGD), « battre Alpha Condé est compliqué pour Cellou »

A moins d’un mois de la présidentielle, prévue le 18 octobre prochain, Mamadou Sylla se dit pessimiste quant à la possibilité du leader de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, de faire plier Alpha Condé le 18 octobre prochain, à l’occasion du scrutin présidentiel.

L’homme d’affaire devenu politique, avait commencé à mener des démarches auprès des certains leaders politique pour une candidature unique de l’opposition à la présidentielle. Quelques jours après, il rencontre Alpha Condé et, après l’annonce de la candidature de Cellou Dalein Diallo, il se retire de la présidentielle. Après tout, il ne donnera pas de consigne de vote.

Mais à quel jeu se prête Mamadou Sylla, le leader de l’UGD ?

En tout cas, l’homme d’affaire qui renonce à sa candidature à la présidentielle dit ne pas être à mesure de « jeter l’argent par les fenêtres », en prenant part au scrutin. Et le pire, Mamadou Sylla ne croit pas à la capacité de Cellou Dalein de battre Alpha Condé.

« Nous, on a vu comme on est intelligent, on s’est dit de ne pas jeter l’argent par les fenêtres. (…) Battre Alpha Condé pour Cellou Dalein est très compliqué parce que vous savez que l’opposition d’abord n’est pas unie, ça c’est une défaite. Si Sidya ne part pas, moi, je ne pars pas, Faya ne part pas, vous voyez déjà ça réduit beaucoup les forces de l’opposition. », a estimé l’homme de Dixinn Bora.

Au micro de nos confrères d’Espace fm, Mamadou Sylla est catégorique ! L’opposition est divisée en raison des divergences des points de vue des différents leaders politiques. Toute chose, qui selon M. Sylla, pourrai avoir des incidences sur ce scrutin dont l’enjeu est de majeur

 « Moi j’avais dit cela il y a deux mois avant, aujourd’hui, il y a une crise de dialogue entre nous. Depuis huit mois, je n’ai pas parlé avec Cellou, je n’ai pas parlé avec Sidya, je n’ai pas parlé avec les autres. Il y a crise déjà entre nous. (…)  S’il n’y a pas de parole, pas de dialogue, qui va oser demander à l’autre : soutiens-moi ? Comment il va le dire ? », a-t-il laissé entendre.

Par rapport aux chances de Cellou, le patron de Futurelec holding, reste pessimiste

« Tout le système de l’Etat est en branle aujourd’hui, personne n’est dans le bureau, tous les ministres s’occupent de leurs localités, les directeurs, machins et autres… On est comme dans un parti unique, révolutionnaire ».

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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