Pour Papa Koly Kourouma, Moussa Dadis Camara doit pouvoir rentrer en Guinée‏

Le président de la Génération pour la réconciliation, l’union et la prospérité (GRUP), Papa Koly Kourouma, a animé un point de presse hier, mercredi, au cours duquel il s’est exprimé sur les attestations de ses partisans en début de semaine à Guéckedou alors qu’ils venaient à Conakry pour la Convention nationale du parti, qui s’est ouverte ce jeudi, pour désigner celui qui défendra ses couleurs à l’élection présidentielle du 11 octobre prochain. Pour le ministre conseiller à la Présidence, ces arrestations visent à intimider ses partisans.

Parlant des chefs d’accusation retenus contre ses militants à savoir attroupement illégal et atteinte à la sûreté de l’État, M. Kourouma pense que les personnes qui sont accusées véritablement de cette infraction ne sont pas laissées à la belle étoile ; tandis que dans la présente affaire les accusés sont laissés pour compte. Il n’y a pas de garde, pas de sécurité à leur lieu de détention.

Un avocat a été engagé pour défendre la cause des détenus. On apprend que les militants arrêtés ont été libérés aujourd’hui.

Concernant l’inculpation et le retour de Moussa Dadis Camara, Papa Koly Kourouma estime que l’ancien chef de la junte militaire doit pouvoir rentrer en Guinée “pour pouvoir affronter la justice de son pays qui l’a inculpé pour des chefs d’accusation bien connus [dans le dossier du massacre du 28 septembre 2009, NDLR] et afin de préparer sa défense. Pour le leader de la GRUP, “on ne peut pas inculper quelqu’un et le tenir loin de cette justice qui l’a inculpé dans la logique des choses”.

Ministre influent sous le règne du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) entre 2008 et 2009, Papa Koly Kourouma est un fidèle à l’ancien putschiste Moussa Dadis Camara. Ce dernier, annoncé le weekend dernier à Conakry en vain, vit en exil à Ouagadougou depuis près de six ans.

Récemment démissionnaire de l’armée guinéenne, Dadis Camara a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2015 à laquelle le président Alpha Condé est candidat à sa propre succession.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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