Première tournée africaine pour Emmanuel Macron

Le président français est attendu lundi soir au Burkina Faso, point de départ de sa première tournée africaine, qui doit aussi le mener en Côte d’Ivoire et au Ghana.

Emmanuel Macron lors de sa rencontre avec le président ivoirien Alassane Ouattara au palais de l’Elysée, le 31 août.

Crédits : KAMIL ZIHNIOGLU / AFP

Renouveler les relations entre la France et l’Afrique, quand tant de promesses ont déjà été faites en ce sens. A l’instar de ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande, Emmanuel Macron ne pourra se soustraire à l’engagement un peu vain de donner un énième coup de grâce à la « Françafrique », concept dont les contours s’estompent à mesure que l’emprise de l’ex-puissance coloniale recule au sud du Sahara. Conscient que le président « ne sera pas le premier à porter la promesse du renouvellement », son entourage assure que les actes suivront les mots, sans sous-estimer la difficulté de cette première tournée africaine : améliorer l’image de la France sur une partie du continent où son influence est tout à la fois réelle, contestée et fantasmée.

Depuis son élection, le président de la République, qui fit son stage de l’ENA au Nigeria, a effectué deux voyages express au Mali, mais ce long déplacement du 27 au 30 novembre au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire puis au Ghana sera l’occasion de « fixer le cadre de son approche de l’Afrique », de « formuler son projet » qui ira « au-delà de l’aide au développement », indique l’Elysée.

S’adresser à la jeunesse

Fort de l’atout de la jeunesse – il n’a pas 40 ans, sur un continent où l’âge médian est de 20 ans et les dirigeants souvent au pouvoir depuis plus longtemps –, Emmanuel Macron promet de placer le sujet au centre de son attention et de ses intentions. A cet effet, le chef de l’Etat doit prononcer, mardi 28 novembre, un discours à l’université de Ouagadougou, qui sera sans aucun doute le point d’orgue de ce voyage. « Il tentera de s’adresser à la jeunesse africaine avec une posture d’humilité, devant un public loin d’être conquis d’avance et qui n’a pas forcément une bonne image de la France », explique son équipe.

La demande de levée du secret-défense sur l’assassinat du président Thomas Sankara en 1987, dossier dans lequel les doutes sur…

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.