Préparatifs de la tabaski 2021 : des moutons trop chers

Au marché à bétail de Tanghin, à Ouagadougou, les acheteurs de moutons déplorent la flambée des prix, entre crise sécuritaire et sanitaire.

« Avec un peu de chance ce gros mouton aura la vie sauve » à Ouagadougou

Au Burkina Faso la fête de la tabaski aura lieu demain mardi. Entre crise sécuritaire et sanitaire, toutes les équations sont envisagées en vue d’immoler un mouton, selon les rites musulmans, dont la viande sera partagée avec les voisins.

Au marché de Tanghin de Ouagadougou

Le marché à bétail de Tanghin est le site officiellement consacré au commerce des ruminants à Ouagadougou. S’il ne désemplit pas en cette veille de tabaski, les acheteurs sont tout de même relativement persuadés de ne pas faire de bonnes affaires cette année.

« Les moutons que nous achetions entre 80 et 85 000F CFA coûtent à présent entre 100 et 110.000F CFA », constate l’un d’entre eux.

« Je trouve les moutons de petites tailles comparativement aux prix de ceux achetés l’année dernière », déplore un autre.La vidéo ne peut être lue.(Code d’erreur: 102630)Voir la vidéo03:17

Côte d’Ivoire : une foire au bétail en vue de la Tabaski

Cliquez le lien ci-dessous pour lire la vidéo:

https://www.dw.com/fr/tabaski-2021-burkina-faso/a-58313830

La flambée des prix des moutons est un fait. Les commerçants ne manquent pas d’arguments pour justifier cette hausse constatée dans la tarification des béliers.

Difficultés à s’achalander

Le terrorisme en serait la cause principale de l’avis d’Alassane Kabré : « Nous ne pouvons plus nous rendre dans les zones ou nous allions acheter le bétail. Il s’agit de Djibo, Arbinda, Titao, Sollé. Les commerçants de bétail ont été pillés. »

La fermeture des frontières du fait de la maladie à Coronavirus a également un impact négatif sur l’écoulement du bétail. Au plan local le respect des mesures barrières ne motive pas les gros acheteurs à faire un tour au marché.

Les vendeurs déplorent aussi l'insécurité qui les empêche de trouver le bétail

« Les boss qui venaient acheter les gros moutons ne viennent plus. Le coronavirus en est la cause. Nous sommes découragés », soupire Issouf Soré.

Sawadogo Omar lui n’est pas découragé mais évoque plutôt la capacité financière des consommateurs : « Ceux qui ont les moyens trouvent les prix bas. Ceux qui n’en disposent pas, comme nous, trouvent les coûts excessifs. Tout dépend de ce que tu as en poche. »>>> Lire aussi : Sénégal Tabaski : quitter la capitale pour se retrouver en famille

Frit, grillé ou baignant dans une sauce le mouton sera dégusté en dépit de la conjoncture et de la crise sanitaire.

Certains au quartier à la faveur de la tabaski ont même concédé un prêt scolaire en banque pour s’acheter le bélier qu’ils partageront avec les voisins.

Source: dw.com

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