Présidence tournante UA : ce qui était les priorités d’Alpha Condé…

Alpha Condé est porté sur le toit de l’Union africaine. Il a davantage beaucoup voyagé, participé à des fora, à des rencontres bi et multilatérales concernant l’Afrique en général. Mais qu’est-ce qui était réellement les priorités du président tournant de l’UA ? A quelle hauteur ont-elles été exécutées ? Quel sera l’héritage qu’il va laisser à son successeur ? Des questions et d’autres dont les réponses permettront de jauger la gouvernance de l’homme de Conakry.

A sa prise de fonction il y a environ un an, à la tête de la présidence tournante de l’Union africaine, Alpha Condé estime qu’il faut mener jusqu’au bout les réformes préconisées par le président rwandais, Paul Kagamé, lors du sommet d’Addis-Abeba. Autrement dit : amener tous les Etats à tenir leurs engagements, à savoir payer leur contribution à l’UA, équivalant à 0,2 % de leurs exportations, pour rendre le fonctionnement de l’UA autonome. Pour Alpha Condé qui peine par ailleurs à concrétiser ses promesses électorales, dix ans presque rêve à l’Afrique. Comme : « mettre en pratique le mot d’ordre lancé en faveur de la jeunesse, de rendre opérationnel le passeport africain, au moins pour les passeports diplomatiques, de développer le commerce intra-africain grâce à la zone de libre-échange, d’intégrer la diaspora comme sixième région [aux côtés des cinq organisations sous régionales déjà existantes] dans le fonctionnement de l’UA. »

Ce n’est pas tout. Alpha Condé veut aussi « faire en sorte que l’Union européenne tienne ses promesses concernant les 10 gigawatts pour 2016-2020. Enfin, nous devons rendre l’UA plus présente pour la population. Il faut que les Africains sentent que l’on existe, que les chefs d’Etat africains montrent que l’UA est importante. » Manifestement, tout est priorité. Alpha Condé rêve d’une Afrique qui résolve seule ses problèmes.

Pour y arriver : « Nous allons mettre des moyens militaires à disposition des Etats africains pour que, désormais, ils luttent contre le terrorisme et coupent ce problème à la racine en luttant contre la pauvreté, l’injustice… Idem pour l’immigration. Nous perdons nos enfants dans la Méditerranée et pendant ce temps, en Europe, le phénomène migratoire fait le jeu des populistes. Il faut donc assurer le développement de l’Afrique en transformant nos matières premières sur place afin de donner du travail à la jeunesse africaine. » L’UA n’est pas la Guinée. On a dû le comprendre avec Alpha Condé lui-même, l’homme de la coupe du cordon ombilical avec la France. Dans nos prochaines éditions, nous égrèneront les actes posés durant son magister.  Mais déjà, au regard des priorités déroulées, il y a près d’un an, on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Nous y reviendrons.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

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