Présidentielle de 2020 en Guinée: Makalé Camara entre dans la danse

Après plusieurs années passées dans le paysage diplomatique, l’ancienne ministre des Affaires Etrangères, ancienne ministre de l’Agriculture, Madame Makalé Camara, leader du parti Front pour l’Alliance Nationale (FAN) a officiellement annoncé son entrée en politique ceci, à la faveur de la présidentielle de  2020 qui s’annonce avec beaucoup d’enjeux.

Elle l’a fait savoir la semaine dernière au cours d’une interview qu’elle a accordée à un médium de la place.

Lisez sans commentaire, quelques séquences des ambitions politiques d’une femme qui s’est illustrée dans la Bonne Gouvernance et la gestion des contraintes sociales, administratives…

Née en 1956 à Mamou, ville carrefour (Moyenne Guinée), Hadja Makalé Camara, leader du parti FAN a fait la fierté de la junte féminine durant sa carrière administrative, diplomatique.  

Son rêve ; c’est d’accéder à la magistrature suprême de l’Etat guinéen qui, depuis son indépendance n’a connu aucune femme à sa sommité.

Ce faisant, l’ancienne diplomate guinéenne veut réussir là où les autres femmes de sa catégorie se sont limitées dans la bataille politique.

En illustration, Hadja Saran Daraba, une autre dame bien moulée dans la tête et Marie Madeleine Dioubaté en 2015, ont valablement apporté leur pierre à l’édifice lors de la présidentielle de 2010 et 2015.

Ainsi, c’est pour la continuité des multiples sacrifices consentis par les Femmes de Guinée que Makalé Camara, pétrie de talents et d’expériences professionnelles, espère, à son tour, briguer la présidence de 2020.

Dans ledit entretien accordé à nos confrères du site Guineenews.org, le mardi 16 juin 2020, Makalé Camara rassure ses frères et sœurs de la Guinée: « Je vais dire aux Guinéens de changer de paradigme. Nous avons longtemps essayé les politiciens hommes. Essayons les femmes. Vous me direz que les femmes ont essayé et ont échoué mais elles n’ont échoué qu’une seule fois alors que les hommes ont échoué plusieurs fois et, ils continuent de se battre. Donc, ce n’est pas parce qu’on est tombé qu’on ne se relève pas. Je dirais aux Guinéens de changer de paradigme. N’est pas compétent qui le veut, c’est l’expérience qui donne la compétence.

Ce sont les pratiques qui vous donnent du pesant. Je dirais aux Guinéens qu’ils ont travaillé avec les hommes et ils ne font que se battre et la Guinée est aujourd’hui au bord du précipice et nos enfants sont tués et jetés. Je dirais aux guinéens d’essayer la maman, la fille et la sœur que je suis pour voir si la Guinée va changer de paradigme…» 

Interrogée sur son appartenance politique, la Première responsable du parti FAN a répondu en ces termes :

 «  Je ne suis l’écran d’aucun parti, je ne suis ni de la mouvance ni de l’opposition. Je crée un parti de type nouveau ou je demanderais des Guinéens de venir l’animer pour proposer des solutions nouvelles afin que nous puissions partir de ce qui n’a pas réussi ici et là et de construire avec. Je suis dans l’éclectisme politique c’est-à-dire l’intelligence, les bonnes pratiques, les bonnes idées que je peux piocher ici et là pour bâtir sur les échecs pour les renforcer. Amener de nouvelles idées avec des Guinéens qui veulent avancer.

Mais je ne veux m’aligner à aucun parti qui passe le temps à se chamailler. Au lieu de m’aligner derrière un parti, je crée mon propre parti avec mes idéaux.

 D’ailleurs, c’est le peuple qui va décider qui est grand et qui est petit. Je n’ai pas peur d’aller aux élections avec un nouveau parti ; je veux défendre mes idées. Depuis tout ce temps, ce sont les hommes qui ont géré et on a vu le résultat.  Aujourd’hui, les femmes veulent avancer donnez-nous la chance de le faire…Je reste convaincue que la gestion d’une femme peut être différente.»

Contrairement à certains commis de l’Etat, Hadja Makalé Camara n’a pas attendu qu’elle soit limogée, débarquée n’a pas hésité de se lancer dans l’arène politique pour des raisons purement personnelles. Une manière de pouvoir gérer les destinées de la Nation guinéenne au profit des guinéens.

 «D’ailleurs, je n’ai plus rien à prouver encore dans ce pays sauf œuvrer à son épanouissement », a ajouté l’ancienne ministre des affaires étrangères.

Mamadouba Camara, www.kababachir.com

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