Présidentielle du 11 octobre : Vers un report du scrutin ?

Les guinéens sont convoqués le 11 octobre prochain pour élire un nouveau président de la République pour un mandat de 5 ans. A 32 jours du scrutin, les préparations pour la tenue d’un scrutin crédible, transparent et apaisé sont loin de répondre aux attentes.

Les cartes d’électeur ne peuvent pas encore être imprimées, vu que les experts désignés pour assainir le listing électoral ont besoin de temps pour apporter les correctifs et aboutir à un fichier consolidé. De même, la recomposition des 128 délégations spéciales et l’acheminement du matériel électoral ne pourrait se faire dans les délais impartis. La recomposition partielle de la CENI, n’est pas encore effective. Étant donné que la mouvance présidentielle rejette l’ancienne ministre, Mme Ramatoulaye Bah, désignée représentante de l’UFDG au sein de l’institution électorale. Pratiquement, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) n’est pas prête à respecter ce délai, même si pour l’instant, l’institution chargée d’organiser les élections en Guinée ne l’a pas avoué.

En tout cas, certains acteurs politiques n’excluent pas un report de la présidentielle.

« Nous avons toujours dit que ce n’est pas la date du scrutin qui nous importe, c’est plutôt sa crédibilité. Si au jour d’aujourd’hui on n’est pas en mesure de mettre en application les différents points inscrits dans l’accord politique signé avec le camp présidentiel, il va s’en dire que le mieux serait qu’on reporte le scrutin » a expliqué Aboubacar Sylla, porte-parole de l’opposition se confiant à notre confrère d’Africaguinee.com.

Devant les risques liés à la tenue d’un scrutin biaisé, le porte-parole de l’opposition guinéenne exprime ses vives préoccupations :

« Il ne faudrait pas que le 11 octobre soit une date politique. C’est la commission technique qui, à l’issue de son travail, doit baliser le chemin pour que la CENI adapte son chronogramme à la réalité du terrain. Si on va aux élections le 11 octobre, on aura un scrutin bâclé dont les résultats sont susceptibles de contestations et dont les conséquences pourraient amener des troubles dans le pays », a-t-il avertit.

Selon des sources diplomatique, la communauté internationale, qui accompagne la Guinée pour la tenue d’un scrutin libre, transparent, apaisé et dont les résultats seront acceptés par tous, n’exclut pas de son côté, un report de la présidentielle.

En attendant le démarrage de la campagne électorale, qui doit en principe débuter le jeudi 10 septembre, la CENI convie les acteurs politiques à une rencontre vendredi dans la salle des Actes du Palais du peuple, pour parler du niveau d’avancement du processus électoral.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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