Pression des Maitres-assistants : la revalorisation des primes annoncées, suspendues jusqu’à nouvel ordre

L’augmentation des primes des enseignants passent ainsi de 30 mille GNF à 6 millions GNF pour les maîtres assistants ; de 40 mille GNF à 8 millions GNF pour les maîtres de conférence ; et de 50 mille GNF à 10 millions GNF pour les professeurs. Les concernés par cette revalorisation partant d’un arrêté conjoint signé en juillet-août et devant rentrer en ligne de compte, à partir de janvier 2018 vont certainement déchanter : tout est suspendu jusqu’à nouvel ordre.

L’annonce de cette douche froide intervient à la rentrée universitaire où des maitres assistants ont préféré débrayer pour exprimer leur désapprobation par rapport à ce communiqué conjoint qui fait tant jaser. Certains y voient une pression énorme des maitres assistants dont la posture pourrait bien affecter la bonne marche des cours dans Intuitions d’enseignement supérieur. En suspendant ainsi ces primes jusqu’à nouvel ordre, le Département solutionne un tort avec un autre.

Pour rappel, la valorisation des primes dans les Universités est partie de la bonne volonté d’Alpha Condé qui ne cesse de parler de réforme du système éducatif national, d’autres estiment que le diagnostic posé par Bano Barry n’a pas laissé le président de la République indifférent. Le tableau est noir. Le défi énorme. Il a fini par lâcher du lest et les départements du Budget, des Finances et de l’Enseignement supérieur se sont mis en branle.

Il y a quelques jours en effet, Bano Barry déclarait : « Le personnel externe des Ministères et des entreprises privées qui a accumulé de l’expérience est peu utilisé par les structures de formation. Lorsque des jeunes diplômés de 2ème et de 3ème cycle rentrent de l’étranger, ils préfèrent aller dans le secteur privé, plus rémunérateur et dans l’administration publique ou les opportunités sont sans commune mesure avec le salaire de l’enseignant. Car la fonction d’enseignant-chercheur est loin d’être attractive. »

Des sources concordantes proches de la Présidence de la République font donc état d’une pression douce menée par Bano Barry auprès d’Alpha Condé afin que celui-ci délie le cordon de la bourse pour les professeurs d’Université.

 

Jeanne Fofana, kababachir.com

 

 

 

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