Procès du général Nouhou Thiam et ses coaccusés : les défenseurs des droits de l’homme ne décollèrent pas

Une semaine après l’énoncé du verdict dans le procès du général Nouhou Thiam et ses coaccusés (l’adjudant Mohamed Kaba, le lieutenant Mohamed Condé, le colonel Sadou Diallo, le leutenant Kémo Condé et le lieutenant colonel Mamadouba Bondabon Camara) dans l’affaire de l’attaque contre la résidence privée du président Alpha Condé le 19 juillet 2011, des défenseurs de droits de l’homme continuent de critiquer le Tribunal militaire.

Pour le président de «Mêmes droits pour tous», Me Frédéric Foromo Loua, le tribunal a raté son baptême de feu. «Il faut reconnaître qu'[il] est passé à côté», a-t-il estimé jeudi à Conakry. Il a ajouté que la manière dont cette première affaire jugée par cette juridiction laisse à désirer.

D’ailleurs, Me Loua n’est pas le seul à dénoncer le déroulement de ce célèbre procès qui a connu son épilogue par la condamnation des accusés au nombre de temps passé derrière les barreaux, donc plus de quatre ans alors que s’ils étaient reconnus coupables des délits pour lesquels ils étaient poursuivis ils ne devraient pas à être condamnés à plus de deux années de prison, estiment les juristes.

Dans une déclaration publiée la semaine dernière, peu après la décision du tribunal, la Ligue guinéenne des droits de l’homme (Liguidho) et la Fraternité  des prisons en Guinée (FPG) ont exprimé leurs préoccupations suite aux «irrégularités de procédures qui ont abouti à un procès inéquitable».

Thierno Diallo, Kababachir.com

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