Programmation Budgétaire Pluriannuelle : des orientations de la politique des finances publiques…

Mohamed Lamine Doumbouya, ministre du Budget se bat comme un beau diable pour apporter du sang neuf à son département. C’est ainsi qu’ila fait une communication récemment, relative au document de Programmation Budgétaire Pluriannuelle (CBMT/CDMT 2018-2020).

Le Ministre a expliqué au cours d’un conseil des ministres que le débat d’orientation budgétaire permet au gouvernement de présenter les grandes orientations de la politique des finances publiques et les priorités budgétaires pour la période 2018-2020 sur la base du cadrage macroéconomique dont découle le cadre budgétaire à moyen terme tel que développé dans le document de programmation budgétaire pluriannuelle. A noter que la procédure budgétaire comporte deux étapes :

–       L’arbitrage d’un Cadre Budgétaire à Moyen Terme (CBMT) par le Conseil des Ministres et la communication d’une lettre de cadrage signée par le Premier Ministre à l’attention des différents chefs de départements ministériels et Institutions reprenant les orientations du CBMT et les enveloppes plafonds du Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) global ;

–       L’organisation d’un débat d’orientation budgétaire au niveau de l’Assemblée Nationale portant sur le cadrage budgétaire à moyen terme et CDMT présenté par le gouvernement. Cette sortie du ministre vise entre autres à mettre en route le cadrage budgétaire de la période 2018-2020. Il s’agit : des grands agrégats de la politique budgétaire globale. Mais aussi de la répartition fonctionnelle entre les différents ministères des dépenses budgétaires programmées dans le Cadre Budgétaire à Moyen Terme (CBMT).

Désormais, a-t-il indiqué les dépenses budgétaires (courantes, de personnel, de charges financières de la dette, de biens et services et de transfert) évolueront dans les proportions de 25,8% en 2018 ; 18% en 2019 et 16% en 2020. Rapportés au PIB, elles se situent autour de 20,6% sur la période. Pour ce qui concerne les dépenses d’investissement, l’enveloppe est composée de 49% de ressources propres et de de 51% de financement extérieur.

Pour Mohamed Lamine Doumbouya, la répartition des enveloppes sectorielles sur la période 2018-2020, accorde la priorité aux travaux publics (39%), à l’énergie (13%), à la santé et aux affaires sociales (8%) et à l’éducation (7%) ; soit une absorption de 67% des allocations dédiées aux investissements.

Pourvu qu’on remarque une certaine stabilité macroéconomique et qu’on promeuve une croissance économique durable et inclusive. Le reste n’est que de la poudre aux yeux.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.