Promotion de la dictature en Afrique : L’agenda caché d’Alpha Condé

Sauf changement de tempos, Alpha Condé a bel et bien un agenda caché, à l’approche de la fin de son mandat, le dernier selon la Constitution de la Guinée. Abandonnant son pays dans un suspense à n’en plus finir notamment à propos d’une éventuelle modification de la Constitution, Alpha Condé se pose en défenseur de ses pairs et despotes africains ayant tenté ou réussi à s’éterniser au pouvoir pendant deux ou trois décennies. Sans partage avec de grosses dérives démocratiques, du respect des droits individuels et collectifs.

Il devient de fait un germe pour la promotion de la dictature en Afrique. D’abord, en panafricaniste malhabile, il invite à ses pairs à couper le cordon ombilical avec la France. Ensuite, il demande aux Européens de laisser les Africains se gérer comme ils l’entendent, de choisir le modèle de gouvernance qu’ils veulent. Entre Africains, il démarche pour sauver les dictateurs déchus, pour ne pas que ceux-ci répondent de leurs actes devant les Tribunaux.

Avec cette posture, Alpha Condé s’éloigne vraiment de l’option de MackySall. Pour le président sénégalais, « J’ai également obtenu du Président Macron son soutien sans faille au processus de démocratisation du continent,qui passe nécessairement par le respect strict des Constitutions.Je pense que sur ce plan, le Président Macron a été très clair,son pays ne reconnaîtra aucun régime issu des tripatouillages constitutionnels.Et j’ai trouvé cela très important et voici une telle idée que je vais défendre au prochain sommet de l’Union Africaine. »

Pendant ce temps, Alpha Condé se pavane à Malabo, chez l’ami despote éclairé l’invitant à protéger l’ancien président gambien Yahya Jammeh, parti en exil il y a un an dans lepays de Teodoro Obiang Nguema.«Je crois que la position de protéger les anciens chefs d’Etat est une position correcte. Et précisément je félicite Alpha Condé qui m’a suggéré qu’il n’accepterait aucune demande d’extradition de YahyaJammeh. Moi non plus je ne l’accepterai pas. Nous sommes complétement d’accord qu’il faut protéger Yahya Jammeh, il faut le respecter comme ancien chef d’Etat d’Afrique. Car c’est une garantie pour que les autres chefs d’Etat qui doivent quitter le pouvoir n’aient pas peur des harcèlements qu’ils pourraient subir après », Teodoro Obiang Nguema.

Cette démarche d’Alpha Condé en dit long sur son agenda caché. Mais, c’est la France, les Etats-Unis, la Grande Bretagne et les autres Guinéens épris de démocratie qui l’attendent. Il le sait bien.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

 

 

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