Propagation du virus: cette fameuse ‘’Glacière Ebola’’ qui fait jaser…

Qu’a-t-on fait de tous ces milliards d’argent donnés par des partenaires, des privés, des institutions et des Etats dans le cadre de la lutte contre Ebola en Guinée ? Cette question est actuellement la plus débattue depuis que l’annonce a été faite faisant état d’une bande de gangs ayant emporté une glacière contenant des échantillons du virus Ebola, alors qu’ils braquaient un taxi-brousse en partance pour Conakry.

 Taxi-brousse ? Oui, cet engin que rien n’assure. C’est dans ça qu’on a mis une glacière Ebola aujourd’hui dans la nature dans la zone forestière, déjà bien malmenée par le virus. Cette fameuse glacière fait jaser. Telliano est parmi ceux que cette attitude irresponsable dérange et irrite : « Dans un pays organisé, on ne peut pas laisser des glacières de virus (Ebola) dans un transport en commun. Parce qu’ils ne pourront pas dire que ces personnes qui ont fait disparaître ces glacières ne sont pas connues du système. Ce n’est pas possible. Je me suis dit peut-être que le système va mettre ce virus-là dans des zones qui ne lui sont pas favorables. Ça c’est au moins clair ! Je ne peux pas comprendre là où tout le monde s’est impliqué pour lutter contre un virus, une épidémie, qu’on fasse volatiliser deux glacières dans un transport en commun. »

 Il n’en fallait pas plus pour que le gouvernement réagisse et parle de « graves accusations ». Avant d’ajouter : « Voilà le genre de discours qui a provoqué la résistance de certaines populations et les violences vis-à-vis de ceux qui combattent Ebola. C’est dommage», dira Damantang Camara au micro de nos confrères. Les Guinéens restent sur leur faim. Le coordinateur de la lutte contre Ebola a récemment affiché un aveu. Celui de la négligence, accusant la non disponibilité des voitures tout-terrain mises à la disposition de la coordination.

 « C’était  un seul échantillon prélevé  d’un patient décédé à Kankan. Avant son enterrement, ils ont fait ce prélèvement  et ils ont mis  dans un dispositif sécurisé qui a été mis à son tour dans la glacière. Au paravent, la plupart des échantillons collectés en Guinée durant ces dernières années viennent  par les véhicules de transport en commun », a déclaré le Dr Sakoba Keita lors d’une conférence de presse.

 Il y a bien lieu d’ouvrir largement les yeux. Et les mêmes questions demeurent : qu’a-t-on fait du magot ? Allez-y le savoir.

Jeanne FOFANA, www.kababachir.com

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