Qualité des produits de consommation : Condé donne des consignes

Le Chef de l’Etat a instruit le ministre du Commerce de renforcer le contrôle de qualité des produits de consommation en vente sur les marchés, afin de protéger la santé des populations en les préservant d’aliments et de médicaments périmés. C’est l’un des consignes fermes qu’Alpha Condé a données le jeudi dernier.

Selon le porte-parole du gouvernement, le président Condé a demandé au département concerné de mettre en œuvre un plan d’urgence de mise en place d’un dispositif efficace de contrôle de qualité basé sur une réforme des institutions de contrôle, une remise à niveau et un rajeunissement du personnel et une clarification des rôles respectifs des structures chargées du contrôle, de la saisie et des poursuites.

Il y a quelques jours, le même président Condé avait demandé aux ministères concernés d’intensifier les contrôles de qualité et de prix des denrées destinées à la consommation. Là aussi, Alpha Condé revenait sur une autre mesure ou plutôt recommandation faite depuis trois ans au moins. Contrôle de qualité. Savez-vous ce que c’est ? Une coquille vide affiliée on ne sait où dans les entrailles de l’administration publique. Personne ou presque ne sait ce que fait réellement cette structure de l’Etat. Tant et si bien elle est loin de jouer son rôle qui lui est dévolu. C’est-à-dire contrôler la qualité de tous les articles qui atterrissent sur le territoire national.

On sait en effet que des denrées impropres à la consommation sont souvent dénichés sur le marché sans trop savoir comment tout cela a été rendu possible du port, à l’aéroport ou par voie routière, alors qu’il y un service de qualité, en plus de la douane et Cie. Il y a quatre ans, l’Office national de contrôle de qualité a bénéficié d’un don d’équipements d’analyses microbiologiques et chimiques. C’était un geste de Nestlé-Guinée qui s’élevait à plus de 500 millions GNF. Les Guinéens sont trop exposés aux denrées pourries : riz, conserves, sucre, huile, etc. Au lieu de les incinérer, on les jette dans la poubelle de la Minière. Le reste, les recycleurs en font la fête en ramenant ces ‘’marchandises prohibées’’ sur le marché avec tous les risques sanitaires liées aux aliments et donc à la politique nationale de la santé.

 

 

Jeanne FOFANA, www.kababachir.com

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.