Quand Kassory appelle au « dialogue pour endiguer les clivages »

 

Échaudé par la sortie somme toute inattendue du Représentant de l’Union européenne l’interpellant sur la situation de crises que la Guinée traverse avec le bon vouloir du pouvoir en place, Kassory Fofana, celui par qui les crises perdurent se lâche.

Extrait : «Je lance un appel à toutes les sensibilités pour que nous retrouvions la vertu du dialogue pour endiguer ou réduire les clivages qui mettent la paix sociale en risque.  Je vous rassure de mon entière disponibilité à œuvrer avec les partenaires  pour entretenir un cadre permanent de dialogue et de concertation entre le gouvernement guinéen et ses partenaires.Il nous revient, en tant que gouvernants, leaders politiques de ce pays, de créer les conditions pour que nos jeunes qui sont dans le désespoir, croient à l’avenir de leur pays. »

 Il n’a pas à appeler au dialogue, cette mission lui est consacrée par la Constitution. Kassory est un imposteur. Il sait ce qu’il doit faire, mais fait semblant que c’est l’autre camp qui n’est pas disposé. Pourtant, dans sa lettre de politique générale, il a clairement parlé de dialogue. Mais  sitôt évoquée, la machine se grippe.« Le dialogue social me tient à cœur et combien il me parait essentiel dans la période actuelle. Car, si les intérêts des différents acteurs peuvent être divergents, seul le dialogue social et politique reste le cadre de concertation pour assurer une bonne gouvernance visant à promouvoir la justice sociale, les relations professionnelles équitables, le développement durable et la quiétude sociale », déclarait le nouveau Premier ministre, alors enthousiaste. Comme vous le savez, ajoute Don Kass, « notre Constitution en son article 58 alinéa 3, confère au Premier Ministre Chef du gouvernement la responsabilité de la promotion du dialogue social. Il doit veiller à l’application des accords avec les partenaires sociaux et les partis politiques, je m’y engage. » C’est donc une diversion. Il veut juste tromper l’Union européenne déjà agacée par les crises à répétition.

A ce titre, « je poursuivrai le dialogue entrepris avec les partis politiques et les partenaires sociaux, car ceci me semble être la condition essentielle pour la réussite de la politique économique et sociale à mener. »

Après tout, « Il n’y a pas de développement sans paix. C’est pourquoi, honorables députés, je vous tends une main fraternelle pour accompagner le gouvernement dans ses efforts de construction d’une Guinée unie dans la paix, forte dans la synergie entre les institutions républicaines et prospère dans la conduite de sa politique économique et sociale. » En attendant, on assiste à un départ compliqué, poussif et inquiétant du bateau Kass.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

 

 

 

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