Quel avenir pour les sirènes révisionnistes ?

On a assisté à l’organisation du double scrutin – législatif et référendaire – dans des conditions ubuesques. Les sirènes révisionnistes, pour l’essentiel se retrouvent au Comité centrale du RPG, pris comme Parlement guinéen. Les autres courent toujours pour se trouver une chute dans haute sphère administrative.

Pour l’instant, Alpha Condé n’a rien trouvé pour eux. Ils s’agacent, mais ils ne peuvent plus revendiquer. Ils prennent leur mal en patience. Voilà que le chaos de la présidentielle, tant redouté est venu s’ajouter aux peines. Alpha Condé est en face d’un contentieux qui risque de l’emporter dans les prochains mois. Ce sont les mêmes sirènes qui tentent de défendre le holdup, allant jusqu’à proposer un compromis avec Dalein Diallo, sauf que celui-ci est droit dans ses bottes : « Ma revendication, c’est la reconnaissance de ma victoire. Et à cet égard, je le dis haut et fort, il n’y a pas de compromis possible. Je ne veux pas que les gens considèrent que cet allègement, si on peut l’appeler ainsi doit occulter l’objectif que nous avons, celui de défendre jusqu’à la victoire, la victoire qu’on a acquise dans les urnes. »

Au même moment, le Quai d’Orsay s’interroge « sur la crédibilité des résultats » et insiste sur « l’urgence de garantir la liberté de mouvement et d’expression de l’ensemble des acteurs politiques et l’importance de permettre l’accès sans entrave aux moyens de communication. » La même position est prise par l’Union européenne, les Etats-Unis. C’est dire que les sirènes révisionnistes et leurs mélodies en détresse risquent de patienter encore et encore. Qui sait d’ailleurs si un jour, y aurait-il une bien meilleure récompense que celle d’être tout simplement oubliées !  

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