Recensement biométrique des fonctionnaires : WayMark assigne l’État guinéen en justice‏

La société sud-africaine WayMark assigne l’État guinéen en justice pour rupture unilatérale de contrat de fourniture de biens et de prestation de services, la liant au gouvernement à travers le ministère de la Fonction publique en charge de la réforme de l’État et de la modernisation de l’administration, et le ministère d’État de l’Économie et des finances, pour le recensement biométrique du personnel de la Fonction publique.

Conclu en novembre 2011, le coût du contrat était fixé à 16 milliards de francs guinéens. Après le versement d’une caution bancaire, l’opérateur avait obtenu une avance de 4,8 milliards de francs (soit 30% du montant total).

En 2013, alors que WayMark venait de boucler le recensement des fonctionnaires paramilitaires et était sur le point d’entamer celui du personnel civil, le contrat fut résilié. Une décision injuste selon l’entreprise.

WayMark a tout fait pour résoudre le différend à l’amiable pour éviter un procès (que la Guinée pourrait perdre) sans succès, affirme son avocat. C’est par la suite qu’elle a saisi la justice. Aujourd’hui, elle réclame le reliquat du contrat qui correspond à 11,2 milliards de francs et le paiement de dommages et intérêts.

L’affaire se trouve devant le Tribunal de Première Instance de Kaloum. La première audience s’est tenue le 25 juillet 2015.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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