Recensement des enseignants du supérieur : Après le volte-face, Yéro Baldé se prononce


Accusé d’être à l’origine du blocage  qui a occasionné une nouvelle grève dans le secteur de l’éducation, le ministre de l’Enseignement supérieur, tente de se défendre.

Yéro Baldé, qui a signé la veille la lettre autorisant désormais aux agents de recensement des enseignants de toucher ceux de l’enseignement supérieur, a apporté quelques explications sur le motif qui l’ont amené à prendre cette attitude.

S’exprimant chez nos confrères d’Espace fm, le ministre de l’Enseignement supérieur n’est pas passé par mille chemins pour justifier sa position :

« Lorsqu’il y’a eu la dernière grève, l’enseignement supérieur n’a pas été touché. Un protocole a été signé à l’issue de cette grève et nous avons dans le souci de la solidarité gouvernementale, accepté d’accompagner le processus de règlement de ce conflit. Déjà, je rappelle qu’il y a eu trois recensements à l’enseignement supérieur, donc c’est pour vous dire qu’on est ouvert à cette option. Ce qu’on leur a simplement demandé, puisque parmi les recenseurs il y en a qui ne sont pas syndicalistes, on a demandé que ce recensement ne se fasse pas au supérieur et c’est ce qui a été accepté  par l’ensemble des parties jusqu’à ce jour. Deuxièmement, on nous a parlé des enseignants qui ont été mutés pour fait de grève, bien qu’il n’y a pas eu de grève à l’enseignement supérieur, nous avons accepté le principe qu’ils reviennent à l’ouverture », explique-t-il.

Alors que le mot d’ordre de grève déclenchée ce mercredi a été largement suivi à Conakry, le SLECG reste droit dans ses bottes et compte poursuivre le mouvement jusqu’à l’application intégrale du protocole d’accord signé le 10 janvier entre le gouvernement et le syndicat de l’éducation.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

  1. bateka dit

    La méthode du Professeur.!!!!
    On essaie de rouler son interlocuteur dans la farine jusqu’a ce que l’on sente qu’il peut lui aussi se défendre et puis on fait semblant de céder.
    C’est dommage on ne peut gérer un pays par mensonge

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.