REDRESSEMENT : Après EDG, l’heure de la SEG a-t-elle sonné ?

Alors que la Guinée est confrontée depuis des semaines à une forte dégradation du service de fourniture d’eau potable pour les foyers qui en sont pourvus, vient de s’ouvrir une table ronde réunissant notamment les partenaires techniques et financiers du secteur. Objectif ? Restructurer un secteur qui, à l’image de celui de l’électricité, n’a jamais été ni efficient, ni rentable.

La rencontre qui prend fin ce 11 mars fait suite à une étude diagnostique de base et à un plan de renforcement du secteur urbain de l’eau en Guinée, lancés en 2013, grâce à l’appui de l’Agence française de développement (AFD). Aussi, au cœur de la table ronde, il y la présentation du document issu de cette étude en vue de son adoption par les partenaires techniques et financiers dont l’appui est indispensable à la sa mise en œuvre.

Très concrètement, les autorités guinéennes qui fondent d’immenses sur cette table ronde, en attendent un programme d’investissement qui permettrait de restructurer le secteur à l’image de la situation qui prévaut actuellement dans celui de l’électricité. L’idée est de sortir d’un cercle plutôt vicieux dans la mesure où, en dépit des subventions de l’Etat, la desserte en eau demeure toujours parcimonieuse et aléatoire. Pour cela, des réformes institutionnelles et de nouvelles méthodes rigoureuses de gestion sont envisagées pour permettre que le secteur, non seulement puisse s’autofinancer, mais aussi laisse la porte ouverte au partenariat public-privé.

Anna Diakité, www.kababachir.com

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