Régulation du transport fluvio-maritime : rentabiliser le potentiel

 Le ministre des Transports a soumis le jeudi dernier l’examen du projet de Décret portant création, attribution, organisation et fonctionnement de l’Agence Nationale de Régulation du Transport Fluvio-maritime. Aboubacar Sylla cette structure est investie de missions générales.

Il s’agit : de la régulation, c’est-à-dire la mise en œuvre du cadre logique de compétitivité entre les sociétés minières, la coordination et la cohérence de leur programme d’exploitation navale ; de la fourniture de services. Il est question de la fourniture les services publics nécessaires à l’exploitation navale

Selon le Ministre, ces missions sont exercées au travers d’une douzaine d’attributions qui sont spécifiées dans le corps du projet de Décret.

Rappelant le contexte de création de cette Agence, le ministre a indiqué que la mise en œuvre du nouveau code minier a permis à notre pays de valoriser davantage son immense potentiel de ressources notamment la bauxite grâce à son exportation sans cesse croissante. Selon lui ce phénomène sans précédent dans l’histoire de notre pays est la résultante d’une réforme que le Gouvernement a méthodiquement mise en place afin de faire du secteur minier un des points d’appui du développement économique de la Guinée.

Il a été rapporté que « cette réforme et le niveau de l’investissement privé direct dans le secteur ont engendré un volume de quarante millions de tonnes (40 000 000 t) en 2017 contre quinze millions (15 000000t) les précédentes années. Cette performance économique place de nos jours la Guinée parmi les trois (3) majors des pays exportateurs de bauxite au monde avec pour objectif d’en être le leader à partir de 2020 avec un volume de soixante-quinze millions de tonnes (75 OOOOOO t). »

A en croire au ministre des Transports, plusieurs groupes miniers ont opté pour le transport fluviomaritime en vue de charger leurs navires qui sont stationnés dans les espaces maritimes contigus aux embouchures des fleuves Nunez dans la préfecture de Boké et Fatala dans la préfecture de Boffa.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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