Retard de paiement de la subvention: La Maison de la presse risque d’être fermée !

Face au retard lié au payement de la subvention allouée aux médias privés, la Maison de la presse risque d’être fermée. Et pour cause, les arriérés de payement du loyer au propriétaire s’élèvent à ce jour à plus de 200 millions de francs guinéens. Une situation qui amène les associations de presse à tirer la sonnette d’alarme.

Au cours d’une conférence de presse, les responsables des différentes associations de presse interpellent le gouvernement sur les risques liés au retard de payement de la subvention de l’exercice 2018.

« La Maison de la presse en elle-même, ne peut pas couvrir ses charges. C’est –à-dire, les conférences de presse qui se font ici ne génèrent pas de revenus suffisants pour couvrir les charges mensuelles. Les revenus ici tournent autour de 15 millions par mois en moyenne. Et rien que le loyer est de 20 millions de francs guinéens. Le reste était supporté par l’Ambassade de France, qui a supporté pendant 3 ans. Après, la France a passé le relais à l’Union Européenne. Mais à un moment, les gens ont dit, ce n’est pas une maison de la presse Française, ce n’est pas une Maison de la presse Européenne, c’est une Maison de la presse guinéenne.  On a mené des démarches auprès du gouvernement guinéen. Maintenant, c’est le budget guinéen qui supporte gap. Fort malheureusement, cette année, ça n’a pas été payé, Ce qui fait que les dettes se sont cumulées, il y avait des obligations, le concessionnaire, il fallait le payer, il fallait s’endetter pour pouvoir le payer. Aujourd’hui, les dettes cumulées tournent autour de 212 millions. Donc quand on est devant cette phase là, qu’est ce qu’il faut faire ? Pendant ce temps, la subvention est bloquée », regrette Amadou Tham Camara, Président du Conseil d’Administration de la Maison de la Presse.

La fermeture de cette Maison de la presse aurait des conséquences graves pour les journalistes dont certains passent la plupart de leur temps dans cette Maison pour recueillir et traiter les informations, à travers le cyber et le studio de montage.

« Il y a une commodité qui existe dans le cyber, les journalistes peuvent se connecter pour faire leur travail, il y a des centres de montage radio, et toutes ces commodités ont été mises en place pour faciliter le travail des journalistes Et en leur facilitant ces commodités, malheureusement ou heureusement, on n’a pas estimé nécessaire leur faire payer quoi que ça soit. », déplore de son côté Hassan Kaba, Directeur Général de la Maison de la Presse.

Les institutions internationales, qui ont été à l’origine de la création de cet espace de communication, ont tout simplement décidé de laisser la gestion dans les mains à l’Etat guinéen, comme c’est le cas dans les autres pays de la sous région.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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