Retrait de la CAN 2019 au Cameroun : Quelles conséquences pour la Guinée en 2023 ?

A l’issue d’une réunion tenue à Accra, la Confédération Africaine de Football (CAF) a décidé de retirer la CAN 2019 au Cameroun, qui se tiendra entre juin et juillet 2019. Une décision qui ouvre la voie à des nouvelles candidatures pour abriter cette compétition continentale au cours de laquelle, 24 équipes prendront part, pour la première fois depuis le début de cette compétition.

Toutefois, la CAF, qui évoque des raisons de sécurité et de retards dans la réalisation des infrastructures sportives, a demandé au Cameroun de poursuivre les travaux pour pouvoir abriter cette compétition à une autre édition.

Cette décision va-t-elle avoir un glissement de calendrier  pour les deux prochaines éditions, qui seront organisées respectivement par la Côte d’Ivoire en 2021 et la Guinée en 2023 ?

Pour en savoir plus sur les risques de voir la Guinée ou la Côte d’Ivoire perdre cette opportunité, notre rédaction a tendu son micro à un spécialiste des questions sportives. Thierno Sadou Diakité, Consultant sportif, analyse les différents cas de figure et interpelle les autorités guinéennes sur les opportunités à saisir :

« Le retrait de la CAN 2019 au Cameroun aura bien sûr des conséquences pour l’édition 2023 dont sommes hôtes. Pour la simple raison que cette décision entraîne de facto un glissement de dates pour le Cameroun, la Côte d’Ivoire et la Guinée. En effet, la CAF a demandé au Cameroun de poursuivre les travaux engagés pour abriter les phases finales. Au cas où les Ivoiriens accepteraient de céder l’édition de 2021 au Cameroun, il y aurait donc un décalage de fait en rapport avec l’édition de 2023.

Pour ce qui nous concerne, le communiqué rendu  public le vendredi à Accra ne fait pas mention de l’édition de 2023. Ce qui devrait faire réagir nos décideurs. Au premier ,  le chef de l’Etat, et le président de la fédération guinéenne de football. Il s’agit dès maintenant d’engager un lobbying intensif auprès de la CAF et de son président, pour confirmer notre engagement à abriter la compétition. Et d’autre part, donner un coup d’accélérateur aux préparatifs de l’épreuve. L’année 2019 est déterminante et décisive pour nous en matière de mobilisation des fonds devant permettre l’ouverture des divers chantiers prescrits par le cahier de charges de la CAF. », rappelle M. Diakité.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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