Retraite de la Ceni à Kindia : et c’était une formalité ?

Les échos qui nous sont parvenus de la région des agrumes qui vient d’accueillir la Ceni sont loin d’être gais : la retraite de Kindia n’aura en effet qu’une simple formalité pour berner les opposants, noyer le poisson et afficher aux yeux des bailleurs de fonds une vraie fausse volonté politique d’aller à des élections équitables.

Le jeu était déjà fait depuis Conakry où des consignes avaient été données à Bakary Fofana et certains de ses compagnons. Le RPG savait pertinemment le résultat et faisait semblant d’être inquiet quant à la vacance du pouvoir présumée, au cas où les opposants voudraient les locales avant la présidentielle. Crédule, l’opposition républicaine, en bonne républicaine, dépêche son porte-parole pour la rencontre de Kindia. Aboubacar Sylla est sidéré de constater le fait accompli. Selon des confrères présents, la mouvance représentée entre autres par Amadou Damaro Camara « était tout sauf concentré. Avec ses sorties intempestives, l’honorable Damaro Camara n’a pas pipé mot au cours des travaux, sauf quand il s’est agi de répliquer après la sortie fracassante de l’opposition. »

Selon les mêmes confrères, « Les commissaires eux-mêmes avaient quitté la salle avant la clôture des travaux. Le président de la CENI, Bakary Fofana, lui,  avait déjà pris la tangente dès après avoir fini de lâcher « la bombe » qui a fâché certains. » Une simple formalité ne pouvait en être mieux. Déboussolé, Aboubacar Sylla s’attaque aux commissaires : « Que les commissaires de la CENI sachent qu’ils seront tenus comptables de tout ce qui adviendra dans ce pays, si les élections qu’elle va organiser sont contestées et qu’il y ait des troubles sociaux d’envergures. Demain, chacun sera comptable des actes qu’il pose aujourd’hui. L’avenir de la Guinée dépendra de la façon dont la CENI va gérer la mission historique qui lui est confiée ». Aujourd’hui, l’opposition républicaine, renouvelle ses répliques : «Nous avons quatre mesures à prendre. La suspension de notre participation à l’Assemblée nationale, nous rejetterons toutes les décisions de la CENI, nous demanderons aux populations d’observer la désobéissance civile vis-à-vis de toutes nos délégations spéciales et la reprise de nos manifestations sur les voies publiques ».

Bakary et Cie auront été les comptables de toutes escalades de la violence.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com, www.kababachir.com

 

 

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