Riposte contre Ebola : quel niveau d’implication du Parlement ?

La riposte contre Ebola se poursuit sans qu’on ne sache réellement le niveau d’implication de l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, on n’en sait un peu plus. En réalité, entre le Parlement et le département de la Santé, le courant n’a pas pu passer. C’est du moins, la dénonciation faite par un député de l’opposition.

Selon Youssouf Ben Keita, « Notre commission dès le mois de février  a tenté de rencontrer le ministre de la santé. Une commission très étoffée des députés de la mouvance et de l’opposition avait pris un rendez-vous pour le rencontrer. Normalement nous devrions le convoquer mais nous nous sommes déplacés sans le trouver. (…) La collaboration est donc biaisée. Il vous souviendra sur certaines ondes, j’ai même demandé la démission du ministre de la santé. C’était pour cette raison. Jusqu’à présent le ministère de la santé n’a pas cru devoir de nous rencontrer. »

Cet affront pousse encore à ce député à demander le départ du ministre de la Santé. « Il faut qu’il parte parce qu’aujourd’hui c’est lui qui porte la lourde responsabilité de l’échec  dans la lutte contre Ebola. Bien sûr il n’avait pas été aidé par le premier magistrat [Alpha Condé, NDLR]. Aujourd’hui, le virus continue à tuer les Guinéens. » Pour Ben Keita, le ministre de la santé a été incapable de prendre depuis l’apparition du virus des mesures pour contenir l’épidémie. Explications : « S’il avait mis par exemple les zones touchées en quarantaine, le virus n’allait pas toucher les autres préfectures. Il fallait mettre en quarantaine la zone où elle a apparu à Gueckedou puis à Macenta. C’est l’unique épidémie qui a fait tant de ravage dans la corporation médicale. »

Jeanne FOFANA, Kabanews

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