RTG : la concurrence n’est pas pour demain

Pourra-t-on vraiment sauver la Radio Télévision Guinéenne  avec elle tous les autres médias d’Etat ? C’est toute la question, d’autant plus que l’état actuel des équipements est loin de rassurer et de garantir une concurrence accrue.

Le seul quotidien national (Horoya) se meurt. L’AGP halète. La Radio rurale agonisante, la RTG hors concurrence, parce que le taux de couverture géographique insuffisant : la RTG dispose de 29 sites d’émetteurs à travers le pays, 6 fonctionnent, 14 sont en panne et 9 ont des difficultés dont 8 en radio et 1 en télévision. Selon le ministre, « Sur le plan de la stratégie de renforcement des sites de diffusion, il est envisagé l’augmentation de la puissance des émetteurs de Labé, Kankan, et Nzérékoré ainsi que la délocalisation des sites de Mamou centre, de Dabola ville, de Beyla centre, de Kissidougou centre et de Gueckedou centre. »

S’agissant du plan de l’opérationnalisation du site de Kakoulima, le ministère doit réhabiliter les installations et renforcer les capacités techniques. Autant de défis qui attendent Rachid N’Diaye. Avec les médias d’Etat, tout est à construire. La qualification du personnel est une autre paire de manches.

Triste !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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