Scènes de paniques dans les écoles, après l’administration d’un produit déparasitant


Une campagne d’administration d’un produit déparasitant des agents de santé  a entrainé une psychose générale dans les établissements d’enseignement public et privé de la capitale Conakry et  certaines villes environnante.

Après avoir administré le produit déparasitant, plusieurs enfants se sont évanouis. Une situation qui a créé une scène de panique dans les écoles. Des rumeurs faisant état des cas de morts à Dubréka et Coyah, se sont emparées de la ville.

Selon un médecin qui a requit l’anonymat,  « Le produit qui a été donné aux enfants est un déparasitant, il s’appelle Praziquantel. Le problème, c’est que le moment a été mal choisi pour la vaccination. Ce produit ne doit pas être administré plusieurs heures après le dernier repas. Imaginez les enfants qui sont à l’école, leur dernier repas c’est à 7 heures et la vaccination a été effectuée entre 11 heures et 12 heures. Et si les enfants n’ont rien mangé de consistant pendant tout ce temps, le produit va naturellement créer ce à quoi nous avons assisté », déplore-t-il.

Invité au journal télévisé du 20h 30 mn, le Directeur national de l’épidémiologie et de lutte contre la maladie, minimise l’ampleur des dégâts. Dr Timothée Guilavogui a soutenu que la Guinée est bien habituée à ces médicaments, et qu’il n’y a pas de quoi paniquer.

Frayeur due aux antiparasitaires : la campagne suspendue, mais pas de quoi s’alarmer (ministère de la santé)

« Je voudrais dire que ce n’est pas la première fois de distribuer ce médicament dans le pays. Mais cette fois, on a eu beaucoup de panique, c’est juste lié à la situation. Sinon, c’est un médicament qui est très bien connu. On connaît bien ses effets indésirés. Peut-être, certains enfants n’ont pas mangé le matin avant de prendre le médicament alors qu’il est conseillé de manger très bien, avant d’avaler ces comprimés… Ces traitements de masse, c’est un vieil comportement qui est très connu en Guinée».

Cette campagne d’administration ratée relance le débat sur la question de santé publique en Guinée.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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