Scrutin du 11 octobre : « Mon parti ne boycottera pas les élections », prévient Sidya Touré

En tournée dans la région forestière pour la campagne électorale, en prélude de la présidentielle du 11 octobre prochain, le candidat de l’Union des Forces Républicaines (UFR), Sidya Touré, exclue toute idée de boycotter le scrutin, comme le prétendent certains opposants.

S’adressant à ses militants, samedi au cours d’un meeting, le président de l’UFR est catégorique sur la question :

« Pour boycotter une élection, j’imagine qu’on le fait à temps. A l’UFR, il y a seulement quelques jours cette option n’était pas exclue, mais il faut avouer qu’au jour d’aujourd’hui cette question n’est pas discutée dans le parti que je dirige, d’ailleurs mon parti ne les boycottera même pas », a laissé entendre le numéro de l’UFR

Et Sidya Touré de se justifier : « Nous avons dépensé des milliards et les militants sont mobilisés avec détermination pour nous accompagner dans le but d’obtenir l’alternance à la tête de notre Etat en faveur de ces élections qui s’annoncent dans un contexte marqué par une paupérisation qui ne dit pas son nom, alors il faut forcément les redonner confiance. » a-t-il.

Pour Sidya Touré, « On ne peut pas venir jusqu’au stade actuel du processus électoral pour dire aux guinéens de manière générale et à nos militants en particulier qu’on ne va plus à cette élection. Pourquoi faire après ? » S’interroge l’ancien Premier ministre.

 Toutefois, précise le candidat de l’UFR, «  Nous ne ferons rien qui puisse mettre la paix en péril, tout ce qu’on aurait dû faire c’était de se battre avant cette période pour obtenir les meilleures conditions de transparence de ce scrutin, on l’a fait de manière formelle dans le cadre des manifestations que nous avions organisé, mais l’essentiel était qu’on s’entende au fond sur les stratégies à utiliser pour faire partir ce régime, malheureusement, regrette l’ancien Premier ministre, « ça n’a pas été le cas ».

Et ce n’est pas tout. Le candidat de l’UFR s’en prend à ses collègues de l’opposition qui n’avaient pas approuvé l’idée d’une candidature unique de l’opposition à la présidentielle :

 « J’entends que c’est l’opposition qui a fait ceci ou cela, mais il faut que les gens comprennent en fin qu’on n’est plus dans le cadre de l’opposition, on parle plutôt de candidats à partir du moment où la candidature unique n’a pas été obtenue au niveau de l’opposition, maintenant nous sommes tous opposés les uns contre les autres », avertit l’ancien Premier ministre.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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