Sit-in à Kaloum : Des enseignants dispersés à coup du gaz lacrymogène

A l‘appel du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) des enseignants grévistes ont été dispersés lundi matin à Kaloum par les forces de l’ordre, à coup du gaz lacrymogène.

Pendant que le procès des enseignants arrêtés la semaine dernière, s’ouvre ce lundi au tribunal de première instance de Kaloum, on parle encore des nouvelles arrestations. Au moins 4 enseignants ont mis aux arrêts.

Malgré les multiples rencontres avec le gouvernement sans succès, le SLECG reste droit dans ses bottes et maintient le mot d’ordre de grève.

Après le gèle des salaires des certains enseignants grévistes, le gouvernement menace de radier certains d’entre eux si jamais ils ne reviennent pas dans les salles de classes d’ici à la fin de l’année.

Déclenchée depuis le 03 octobre dernier, date de l’ouverture des classes, la grève du SLECG a paralysé complètement le système éducatif guinéen. En dehors des écoles privées où la reprise a été effective, les cours n’ont pas encore démarré dans la quasi-totalité des établissements publics de Conakry et de l’intérieur du pays.

Pour amener le gouvernement à examiner leur revendication salariale à hauteur de 8 millions de francs guinéens, mais négociables, le SLECG envisage désormais à organiser des sit-in à Conakry et à l’intérieur du pays.

Malgré les multiples arrestations, ce mot d’ordre est suivi tant à Conakry que dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.

 

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

 

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