SLECG et gouvernement : vers un autre clash plus rigide !

Redoute-t-on un autre clash en début d’année 2018 entre le gouvernement et le SLECG, version Aboubacar Soumah, pris comme rebelle à la grève sauvage ? Cette question est sur toutes les lèvres, depuis la sortie du syndicaliste ces derniers jours à Conakry.

La cause est toute simple : « Le mot d’ordre de grève a été suspendu suite à l’engagement des chefs religieux chrétiens et musulmans. Engagement selon lequel, ils s’emploieraient à ce que les 20% soient effectivement payés en décembre 2017. Mais, comme le mois de novembre arrivait déjà à son terme, ils nous ont promis de tout faire pour que le payement soit fait en décembre 2017. C’est suite à cet engagement que nous avons pris la responsabilité de vous passer le message et ensemble nous avons suspendu la grève. » Le blocage se situe-t-il au niveau des médiateurs religieux ou du gouvernement ? Le syndicaliste n’en sait rien et n’exclut rien.

Seulement, des dispositions sont en train d’être prise. Soit pour déclencher une autre grève à partir de février, soit contraindre le gouvernement à respecter ses engagements.

En attendant, Damantang Camara, ministre du Travail et porte-parole du gouvernement met le pied dans le plat : « Le protocole est mis en œuvre comme il se doit, il n’y a aucun retard. Il se passe très bien. Nous continuons à discuter avec les syndicalistes sur les autres aspects qui n’étaient pas liés à la grille salariale. On est dans le temps. Quand vous voulez créez une crise, vous posez à votre interlocuteur des revendications dont vous savez pertinemment ne peuvent pas être respectées. Quand vous dites qu’il faut payer 8 millions aux enseignants et que vous demandez en même temps que la grille salariale soit revalorisée à 40 %, vous demandez deux choses qui sont les mêmes et également antinomiques. »

Et si Damantang jouait avec le feu ? C’est toute la question.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

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