SLECG : Vers une division entre Tounkara et ses collègues?

Alors que le gouvernement demande la suspension de la grève avant toute négociation, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) traverse une crise.

Depuis le weekend, une crise de confiance est née entre certains membres du SLECG. Oumar Tounkara, le Secrétaire général Adjoint du SLECG est accusé par ses collègues d’avoir eu une rencontre nocturne avec le Premier ministre Kassory Fofana, dont le but serait de jouer en faveur de la suspension de la grève.

C’est en tout cas ce qu’affirme le responsable de la Communication :

« C’est une remarque qui a été faite par les enseignants à la base et qui constatent qu’il y a une sorte de dérapage à son niveau. Ils ont dit qu’Oumar Tounkara n’est pas la bonne personne pour rencontrer les autorités afin de l’ouverture d’un couloir de négociation pouvant aboutir à la revendication demandée par le SLECG. Ils souhaiteraient qu’il soit suspendu non pas du SLECG, mais une mise à l’écart de toute démarche », explique Mohamed Bangoura. A ce stade, ajoute le responsable de la presse, « Le bureau n’a pas statué parce qu’il faut mener des investigations dans toutes les 33 préfectures. Avoir l’avis de ces 33 bureaux et c’est à partir de là que le bureau va se réunir pour décider. N’oublions pas qu’Oumar Tounkara est membre du bureau exécutif national de l’USTG. C’est tout un long processus », a –t-il laissé entendre.

Mais le mise en cause dément cette information. Pour Oumar Tounkara, c’est une simple diffamation. Il n’a jamais été question d’une rencontre nocturne avec le Premier ministre pour casser le rythme de la grève :

« C’est absolument faux. C’est de la diffamation, c’est compte-tenu du crédit et du respect que les enseignants m’accordent que Mohamed Bangoura veut salir ma réputation d’enseignant.  J’ai été à la Primature parce que j’ai été désigné par le général Aboubacar Soumah, le vendredi 21 décembre 2018 à 12 heures 30mn, parce que lui-même ne voulait pas rencontrer avec le Premier ministre. Je suis allé avec le secrétaire général de l’USTG Abdoulaye Sow avec la facilitation du gouverneur de la Banque centrale. Nous avons été à trois pour qu’on parle d’une sortie de crise. Je ne suis pas allé de moi-même, j’ai été mandaté par l’USTG et le SLECG. C’est faux je ne fais pas de rencontres nocturnes avec le Premier ministre, je démens », réagit le numéro 2 du SLECG.  Et Oumar Tounkara de préciser :

« Quand il nous a dit l’autre jour qu’il va radier les enseignants qui ne se présenteraient pas jusqu’au 31 décembre 2018, j’ai dit que c’est une disposition contreproductive. Quand il nous a dit de négocier avec les autres syndicats, on a dit non on ne va pas négocier avec les autres parce que, ce ne sont pas eux qui ont déclenché la grève plutôt le SLECG. Après, je suis venu faire le compte rendu au bureau du SLECG et le chargé à la communication n’était même pas là-bas. Si Mohamed Bangoura le dit, c’est de la pure diffamation et c’est de l’intoxication » a insisté le mis en cause

Pendant ce temps le bras de fer se poursuit, parce que la grève reste toujours maintenue et le gouvernement qui n’a fait aucune proposition, exige la suspension de la grève avant toute négociation.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.