Sortie de crise consensuelle : « L’approche est cavalière»

« D’abord, je voudrais vous faire observer que même si l’approche est cavalière, la méthode est mauvaise, on peut se réjouir du fait que  ça fait des économies de morts, économie des blessés, ça fait des économies de casses de maisons, casses de magasins ; pour moi, c’est cela l’important. »

Kassory Fofana reconnait tacitement les grosses manœuvres du gouvernement dans politique de sortie de crise politique : «Quand je dis entre l’ordre et la loi, je préfère l’ordre ; prenez une situation dans laquelle on avait trois à quatre événements dans la semaine de manière récurrente, avec tous les jours des casses de maisons, des blessés, parfois des morts, et on dit au nom de la loi ou à cause de la loi continuons comme ça. C’est une question de convenance propre, pour moi, c’est intolérable. Je ne viens pas au service public pour laisser les choses se faire, je suis au service public pour  garantir au minimum à mes citoyens la sécurité. Donc, ça ce n’est pas négociable. L’exercice politique, j’ai du respect pour les partenaires politiques, mais dans le respect de la loi. »

Et de poser le diagnostic : « Il y a beaucoup de laisser aller, de laisser faire ; ça conduit à une situation de non gestion du pays, comme on l’a constaté avant qu’on arrive. La loi dit, puisque les gens aiment se référer à la loi, que quand vous organisez un événement, quand tu as des problèmes, tu dois en assumer les conséquences. » A ceux qui le qualifient de despote déguisé, Don Kass rassure : « Je ne suis pas en train dire que c’est interdit, je suis en train de dire que si la stabilité sociale est menacée, si les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour garantir qu’il n’y ait pas de conséquences collatérales fâcheuses, si ces conditions-là ne sont pas là, le gouvernement prendra ses responsabilités. »

Certainement pas pour encadrer mais pour mater…

 

Jeanne Fofana, correspondant www.kababachir.com

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