Sport de proximité : footing diurne ou escapades ?

De plus en plus, on remarque l’implication des femmes, pour l’essentiel, des jeunes filles arpenter les rues piétonnes ou les grandes artères de la capitale pour faire du footing. Deux, trois, quatre adolescentes se suivent, souvent avec des équipements inappropriés. La trouvaille fait légion en banlieue.

Si à Kaloum, Dinxinn et ailleurs dans les quartiers insalubres de Conakry on barre les routes et on s’adonne aux passions du foot, ailleurs, on marche, on fait du footing ou tout simplement, on assimile tout à des escapades romantiques. Mamadama, 16 ans est élève dans une école privée à Yattaya. Elle est en compagnie avec Ismatou, une voisine, presque du même âge. Rencontrées sur les hauteurs d’Enco5, en destination du Carrefour canadien, elles expliquent tour à tour qu’elles veulent décompresser et en même temps, brûler les graisses. Sauf que, toutes les deux sont sveltes, élancées, et, à la limite, maigrichonnes. En pantalon collant mettant en exergue la fine silhouette, Ismatou reçoit un appel. Elle s’écarte du groupe pour quelques minutes, puis, arrivent deux ados, l’un en culotte, l’autre en jean.

Manifestement gênée, elle enchaîne : « Ce sont des amis de classe, on fait footing ensemble… » Suffisant pour se faire une petite idée de toutes ces jeunes aux abords de routes dont la motivation est à trouver ailleurs : des escapades pour échapper à l’attention des parents. Qui a d’ailleurs dit que tous les moyens bons quand ils sont efficaces !Attention donc, toutes celles qui font footing ne le font pas pour l’équilibre physique. Certaines vaquent à leurs programmes avec leur clique. Tout bonnement, puis reviennent à la maison en sueur.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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