Super V, Blasco Barry et Cie remis en selle : Antonio Souaré avait-il le choix ?

On ne savait pas s’il avait trop le choix ou pas, pour mettre fin à au combat ouvert à deux, voire quatre ou cinq fronts. Mais Antonio Souré a préféré remettre en selle Super V, Blasco et Cie. C’était à la faveur de la célébration de l’an 60 de la FEGUIFOOT.  Désormais tous leurs droits d’exercer dans le cadre du football guinéen ont été rétablis.

Ce raccourci pris par le président de la Fédé semble mettre fin à une très longue bataille faite d’acharnement, d’attaques, de contre-attaques, de dénigrements, etc. Antonio Souaré n’avait pas trop de choix pour aller jusqu’au bout de ses frères rivaux, surtout au moment où le foot guinéen a besoin de rassemblement. Et mieux, Alpha Condé avait coupé court en nommantSalifou Camara Super V au Conseil d’Administration du Webb Fontaine Group, la société en charge de la mise en œuvre du guichet unique du commerce extérieur en Guinée. Comme pour prouver à Souaré que Super V est inatteignable, protégé non seulement par Kassory Fofana mais aussi par Alpha Condé lui-même. Evincé de la tête de la FEGUIFOOT au profit d’Antonio Souaré en février 2017,  Super  V était  depuis dans le désert. Une traversée parfois marquée par des soucis judiciaires suscités par une présumé détournement de fonds durant son mandat.

De l’autre côté, Blasco Barry s’est trouvé protecteur auprès d’autres grosses pontes du régime : « Je suis victime d’une campagne de machination, mais Dieu ne dort jamais. Je sais que je ne suis pas indemne au sortir des dernières élections à la Feguifoot, mais je ne baisserai jamais les bras. » S’agissant de l’accusation portant sur des actes de corruption pour l’élection du nouveau président de la CAF, Blasco ironisait tout simplement : « C’est comique cette accusation. J’appelle la justice divine à trancher. C’est ma seule réponse. Est-ce que Ahmad est capable de donner 40 mille dollars à chacune des fédérations pour gagner leurs voix alors qu’il n’était pas encore président de la CAF. C’est qu’il doit être très riche alors ».

Pour rappel, en octobre 2017, alors que la machine judiciaire était déjà engagée contre ces personnalités accusées des malversations financières, après la publication d’un rapport d’audit, le Président de la Fédération Guinéenne de Football, passait à la vitesse supérieure. Antonio Souaré n’a pas attendu la décision de la justice pour réagir. Le président de la Féguifoot prend des nouvelles sanctions : Salifou Camara Super V, ancien Président de la Féguifoot est interdit de toutes activités dans la gestion du Football en Guinée, tandis que Ibrahima Blasco Barry et Morthon Soumah, respectivement Secrétaire général de la Féguifoot et  directeur financier sont suspendus de leurs fonctions.

Près de deux ans de bataille sans fin, ceux-ci reviennent. Souaré souffle enfin. Du moins, dans l’âme ! Un nouveau vent souffle sur la Fédé…

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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