Surseoir aux marches politiques : le GRUP a-t-il convaincu Dalein ?

« On n’arrête pas, on sursoit par le fait que les moyens déployés pour disperser les manifestations, nous estimons qu’ils ne sont pas conventionnels. Les gaz lacrymogènes qu’on utilise pour disperser les militants et les sympathisants, les partisans et même administrés à la population civile, nous pensons que ces gaz-là sont toxiques. Les ressentis que vous avez quand vous inhalez ces gaz sont inadmissibles. »

Le GRUP  de Papa KolyKourouma, se réclamant de l’opposition républicaine est sans confusion. Ce, depuis la dernière marche des opposants où un gaz particulier a été jeté sur les marcheurs : « Je suis même arrivé à dire que ces gaz-là sont administrés à des animaux féroces. Vous avez à faire à des individus, à des hommes. En attendant, cela pose un problème de santé publique. En attendant, même les journalistes qui ont inhalé ces gaz toxiques sont tombés en syncope. Or, les moyens conventionnels ne devraient pas atteindre l’appareil respiratoire. Ils devaient rester sur la peau et irriter les yeux une à deux secondes.Mais si ces gaz atteignent les appareils respiratoires, cela veut dire qu’il y a problème. »

Partant, se défend PPK dans la presse locale, « Nous pensons que nous sommes en train de soumettre nos militants et nos sympathisants à un danger parce que si nous ne connaissons pas les caractéristiques fondamentales de ces gaz qui peuvent être assimilés à des armes de destruction massive mais lente, je crois que nous-mêmes nous allons exposer nos militants. C’est pourquoi nous avons demandé de surseoir à ces marches et de demander une expertise internationale pour nous donner les résultats de l’analyse de ces gaz qu’on utilise actuellement. Je pense qu’il est sage de le faire pas pour le gouvernement mais pour nous-mêmes, nos militants et la population civile et même pour les forces de l’ordre qui utilisent ces gaz parce qu’ils ne les connaissent pas. »

L’UFDG n’a pas publiquement réagi à cette sortie du GRUP dont un des cadres est souvent pris comme porte-parole de circonstance. Il s’agit d’Ahmed Kourouma. Le parti de Papa KolyKourouma veut être tranchant : « Je pense qu’aujourd’hui, qu’il est plus urgent et sage de surseoir aux marches et de privilégier d’autres moyens de protestation contre la confiscation de nos droits légitimes et constitutionnels. »

Selon toute vraisemblance, Dalein est partant pour le principe, le temps de trouver de nouvelles stratégies de contrepoids ou de pression.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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