Sylla des Transports s’agace : « Un ministre ça démissionne ou ça ferme sa gueule »

« Je suis à l’aise d’en parler parce que je n’ai été mêlé ni de près ni de loin aux négociations relatives à la mise en concession du port, je suis arrivé et j’ai hérité de ce dossier. Mais j’ai pris le soin de le lire. Je l’ai lu dans les moindres détails et je n’ai pas vu une seule disposition dans ce dossier qui soit défavorable à la Guinée. »

Aboubacar Sylla n’est pas obligé de défendre ce dossier surtout que lui-même dit ne pas avoir été associé. Dès l’instant qu’il le défend, qu’il justifie ce gré à gré entre Alpha Condé, le Port et les Turcs, le ministre des Transports devient de facto un complice. Lui qui déclare que l’urgence s’imposait dans la concession. C’e qui est absolument faux. S’il n’est pas mêlé au dossier, qu’il s’en lave les mains et arrête de nous rebattre les oreilles. Après tout, « Un ministre ça démissionne ou ça ferme sa gueule ». Ce devrait donc être une responsabilité historique, car, il aurait eu un certain sens de l’Etat. Mais, selon toute vraisemblance, Aboubacar Sylla préfère afficher une sorte d’agacement hypocrite. En déclarant : « Le groupe Albayrak va investir pas moins de 200 millions de dollars dans les dix prochaines années. La Guinée n’en a pas les moyens et même si elle avait ces 200 millions de dollars est-ce qu’il est plus urgent pour elle de les investir au port que de faire face aux secteurs sociaux de base comme la santé, comme l’éducation, comme nos routes, comme nos pistes rurales. »

 Jeanne Fofana, correspondant www.kababachir.com

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